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APRES FATOUMATA,  ALFRED-ANTOINE TUE- Vers un Sénégal à sang pour cent ?

  • Date: 23 novembre 2016

L’atroce assassinat de Fatoumata Matar continue de lacérer les cœurs. Mais les assurances d’une application extrême de la Loi par le Chef de l’Etat et le Procureur de la République, sont des prises de responsabilités qui ne contrebalancent point la folie meurtrière qui infecte le Sénégal.  C’est toujours le révolver, le gourdin ou le couteau qui sont les armes de crime. Mais cette fois, c’est avec un tesson de bouteille que la vie d’un autre est mise à terme.

Au moment où la Nation est révoltée et meurtrie par l’acte crapuleux commis sur la 5ème Vice-présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental et juste après son inhumation, un autre meurtre est commis à quelque lieues de Pikine Khourounar.

Un adolescent du nom de Benoit tue son ami Alfred-Antoine de même génération, après avoir marché côte à côte pour se retrouver en pleine nuit dans un terrain vide afin de solder des comptes. Et d’un coup de tesson de bouteille, le sang jaillit ! Pourtant, le débat inactuel sur la peine de mort et les fulminations d’autorités étatiques et judiciaires, auraient dû amener les citoyens, dussent-ils être des adolescents, à la retenue. Mais la valse des actes meurtriers semble irréversible.

Un adolescent qui tue son ami de jeu

Les Sénégalais ont de quoi avoir peur et s’interroger. Un vent démoniaque souffle inéluctablement sur le Sénégal et des actes meurtriers sont partout et toujours commis au rythme d’une amplification incontrôlable.

La paranoïa, la schizophrénie et la catatonie logent dans des esprits qui trompent et déroutent jusqu’à un moment fatal pour dégainer ou se déchainer en actes barbares de boucherie.  Le manque de retenue et le viol des normes sociales se font jour partout, particulièrement dans les cités populeuses de la banlieue. Que chacun se mette donc aux aguets et en garde.

Le meurtrier est à côté de chacun

Du sang et du sang. Toujours du sang. Partout du sang. Et le plus souvent, l’identification du meurtrier fait tomber des nues. L’auteur du meurtre « est sans problème, toujours égal à lui-même, poli, courtois », est souvent l’appréciation faite comme celle formulée par les voisins du sanguinaire de Khourounar,  Samba Sow.

Mais s’il en est ainsi, chaque citoyen, de l’autorité institutionnelle à l’ouvrier, du Guide religieux au disciple, de la domestique au gardien de demeure ou de service, peut, n’importe quand, n’importe où et n’importe comment,  être tué par un autre citoyen.

Le passage à un acte meurtrier peut arriver à toute personne soumise à des pressions intérieures incontrôlées, qu’elle soit un vagabond ou un citoyen de vertus policées. La quête de devise, le harcèlement, l’insulte, la colère ou le stress, peuvent toujours provoquer une explosion fatale contre quelqu’un.

C’est la nouvelle psychologie du Sénégalais qui croit que seul la brusquerie ou le batailleur devoir de réplique contre un amour-propre atteint est l’expression d’un sens de l’honneur. Dans les services publics et privés, dans les stades et les marchés, dans la rue publique et dans l’intimité familiale, un acte meurtrier peut se manifester toujours inopinément. Chaque citoyen sénégalais est donc tenu finalement de surveiller ses actes et ses arrières.

Des troubles mentaux conjoncturels peuvent amener un père à tuer son fils, une femme à bastonner à mort sa coépouse, un employé à abattre son collègue ou une personne à assassiner son meilleur ami car le déraisonnable est en tous ceux que l’on croit raisonnables.

La peine de mort, la perpétuité à travaux forcés et le supplice carcéral ne peuvent absolument rien dans une société gagnée par des délires loufoques, des déséquilibres silencieux, un manque de retenue, une démesure, un esprit belliqueux et des pressions intérieures de cataplexie.

C’est le jour de l’inhumation de Fatoumata Matar Ndiaye que l’adolescent de Grand-Yoff a tué, encore atrocement son ami et surtout au lendemain de la fulmination du Procureur de la République avec une polémique sur la restauration de la peine de mort.  Les actes meurtriers sont finalement dans l’âme de ceux qui les commettent en se retrouvant dans un monde autre que celui où la Loi assène des sentences fatales.

Le Piroguier

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