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Après le Kosovo, le Gabon envisagerait d’expulser des enseignants turcs vers la Turquie

Le 15 mars, les autorités gabonaises ont arrêté deux responsables de l’Ecole internationale La Lumière, le directeur Osman Özpinar et le responsable pédagogique Ibrahim Akbas. Le 24 mars, c’est l’enseignant Adnan Demirönal qui a été arrêté. Un jour plus tard, c’est l’épouse d’Osman Özpinar, qui était placée en garde à vue pour avoir refusé de remettre les passeports. Elle a été libérée le 26 mars. Entre-temps, les forces de l’ordre ont réussi à saisir les passeports.

Les enseignants courent le risque d’être renvoyés en Turquie

Les trois enseignants ont d’abord été arrêtés pour falsification de documents avant que le chef d’inculpation devienne la « menace à la sécurité intérieure du Gabon ». Aujourd’hui, c’est la comptable de l’école, Fikriye Akbas, qui a été placée en garde à vue. Selon nos informations, trois personnes sont arrivées au poste de police où sont retenus les enseignants dans une voiture portant une plaque diplomatique turque. Depuis la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016, le président turc Recep Tayyip Erdogan mène une répression tous azimuts contre les personnes membres ou réputées membres du Hizmet, ce mouvement initié par Fethullah Gülen, que le pouvoir turc tient pour responsable de la sédition. Une fondation publique, Maarif, a été spécialement créée pour tenter de prendre le contrôle des écoles ouvertes dans le monde entier et en particulier en Afrique.

Le régime turc multiplie les enlèvements

L’Etat turc a multiplié ces derniers temps les enlèvements de membres du Hizmet notamment au Pakistan, au Soudan, au Kazakhstan et en Malaisie. Dernièrement, six ressortissants turcs ont été kidnappés au Kosovo au nez et à la barbe des autorités publiques. Le Premier ministre a dû présenter ses excuses et démettre de leurs fonctions le ministre de l’Intérieur et le chef des services secrets. L’avocat du président Erdogan, Hüseyin Aydin, a récemment déclaré sur la radio publique TRT que ce genre d’opérations allait continuer et que, désormais, les sympathisants du Hizmet allaient « regarder derrière eux à chacun de leurs pas ».

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