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Après la validation de la candidature de Wade Des violences éclatent à Dakar, un policier tué

La nuit a été marquée par des violences dans plusieurs quartiers de Dakar. Des jeunes surexcités ont voulu marcher sur le Palais de la République, afin de déloger, disent-ils, le Président. Des violences qui ont éclaté après l’annonce de la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade. Un policier, selon un reporter de Walf a été tué à Colobane et il s’agirait d’un policer
Après la décision prise par le conseil Constitutionnel de valider la candidature de Wade et d’en rejeter d’autres comme celle de Youssou Ndour, les jeunes et autres responsables du M23, rassemblés à la Place de l’Obélisque, ont investi les rues, afin de manifester, en guise de contestation. Des jeunes opposants ont mis le feu à des pneus et jeté des pierres aux policiers qui ont riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraques et en poursuivant les manifestants dans les rues adjacentes à la Place de l’Obélisque. Tout les étals en bois du marché de Centenaire ont été ainsi saccagés et utilisés pour allumer des feux. Des feux justement, on pouvait en apercevoir partout sur l’avenue Charles de Gaulle (Allées du Centenaire) ainsi que des blindés du Groupement Mobile d’Intervention (GMI) alignés, tandis que les Crs marchaient à pied. Les manifestants pour se frayer un chemin, en direction de Tilène pour rejoindre le palais présidentiel, ont été alors obligés de rentrer dans la Médina. A Colobane, un policier a été abattu par des manifestants.

«Résistance contre le coup d’état constitutionnel»

Auparavant, le rassemblement à partir de la mi-journée de milliers d’opposants sur la Place de l’Obélisque, à l’appel du Mouvement du 23 juin (M23), regroupant partis politiques et organisations de la société civile, s’était déroulé sans incidents. Initialement interdit par le gouvernement, puis finalement autorisé, il avait pour objectif d’«organiser la résistance contre le coup d’Etat constitutionnel» que constitue, selon le M23, la validation de la candidature du président qui brigue un troisième mandat. Les leaders qui se sont retrouvés, dans la nuit, à la place de l’Obélisque, ont appelé à la résistance pour pousser le président sortant à retirer sa candidature. Il s’agira aussi, pour ces leaders, de pousser ledit conseil à revenir sur la décision. «C’est une décision surprenante et décevante, grave de conséquences. Nous allons nous retrouver, avec les forces vives, pour voir les actions à mener pour préserver la République et la démocratie dans notre pays», dira Idrissa Seck. Pour répondre aux déclarations de Wade, le leader de Rewmi lui fera savoir que la seule déclaration valable est de retirer sa candidature. Accusant Abdoulaye Wade d’avoir la volonté et l’entêtement de violer la constitution, le rewmiste en chef qualifiera le recours du pouvoir contre certaines candidatures, comme de la diversion à laquelle ils ne répondront pas.

Sambou BIAGUI


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