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APRÈS LE CEM DE BIRKILANE Les élèves de Karang chassent les gendarmes et organisent la rébellion

  • Date: 7 juin 2016

 Venus remettre les réquisitions aux enseignants du lycée, les élèves ont sonné la mobilisation et chassé les gendarmes qui n’ont opposé aucune résistance. Mais, ce n’est pas tout.

Si l’on y prend garde, la mayonnaise risque de prendre. Les élèves commencent à s’ériger comme boucliers pour protéger leurs enseignants. Après leurs camarades de Birkilane, la semaine passée, les élèves du lycée de Karang ont pris un ticket d’abonnement pour la résistance. Venus très tôt, à bord de leur véhicule, les gendarmes de la brigade de Karang, sous la conduite du commandant Diaw, ont saisi le Censeur, pour la notification des réquisitions. Il était huit heures et quart. Observant la scène depuis les salles de classe, les élèves ont cru que les gendarmes venaient prendre leurs professeurs. Et spontanément, la riposte s’organise. Les élèves, comme s’ils s’étaient passées le mot, prennent d’assaut le véhicule, le soulève comme une carte et le mettent hors du lycée. Incroyable ! Voyant la situation dégénérer, les gendarmes se sont repliés sagement, au pas de course, pour rejoindre leur caserne. L’Adjudant-chef Diaw interrogé, parle d’incompréhension. Pour le Commandant de brigade, dont la lucidité et le professionnalisme ont sauvé ses éléments devant la furie des élèves, « les lycéens croyaient que nous sommes venus arrêter leurs professeurs alors que c’était une simple notification par rapport aux réquisitions. »
Cette retraite est vue comme une fuite et les potaches décident de tenir une Assemblée générale pour mettre en garde l’État. « Nous demandons au président de la République de respecter les engagements qu’il a signés avec les enseignants. C’est tout ce que nous lui demandons. Aussi, nous ne voulons plus de gendarmes ou de policiers dans notre lycée. Laissez nos professeurs tranquilles ! » La messe est dite et cap dans tous les établissements de la Commune, avec à la clé, une marche jusqu’à la frontière gambienne, à Hamdalaye. Voyant la situation dégénérée, les gendarmes tentent de disperser les marcheurs, mais mal leur en pris, de constater une farouche résistance par des jets de pierres. Pendant plus de trois heures, la circulation sur cet axe fréquenté qui mène à la frontière gambienne est coupée. Passagers comme véhicules font le détour au grand bonheur des conducteurs de motos-Jakarta.
C’est vers treize heures que la situation est revenue à la normale non sans laisser quelques traces. Sur les murs, sur l’asphalte ou tout ce qui peut servir de support, les élèves ont affiché leur détermination. « Ne venez plus déranger nos professeurs avec vos réquisitions. » Un message très clair !

Pape Amadou Gaye

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