Après Niass et Tanor, Karim risque la disgrâce dans son parti

Les manœuvres maquillées sous le sceau d’une grâce ayant abouti à la libération de Karim continuent d’alimenter la polémique. La « déportation » du fils de l’ancien président au Qatar a été la goutte d’eau de trop. L’ancien ministre d’État a reconnu, dans un communiqué, n’avoir pas eu le choix. Il a raté, en tout cas, une belle occasion d’entrer en symbiose avec nombreux de ses inconditionnels notamment ceux qui appartiennent au Parti démocratique sénégalais (PDS) dont il est le candidat déclaré. Nombreux sont les libéraux qui ont été d’abord surpris, ensuite déçus de cette attitude. Pire, ils n’ont reçu aucune information ni à l’intérieur du parti, ni en dehors qui puisse les convaincre d’accepter cet état de fait. Aucune déclaration du Bureau politique (Bp) du parti ou des avocats de Karim Wade pourtant si prompts à parler. C’est l’omerta, comme dans la mafia.

Pourtant, certains ont même passé la nuit devant la prison pour le rencontrer comme le mentionne Karim lui-même. Le fils de Wade a ainsi raté l’occasion de capitaliser toute cette sympathie engrangée en prison. La conséquence politique de sa complicité dans le protocole ne manquera pas de se répercuter, négativement, sur le parti dont il revendique, dans une certaine mesure, le leadership. Une aspiration qualifiée de « dévolution monarchique » et qui a valu à de nombreux cadres du parti comme Idrissa Seck, Macky Sall, Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada et Aliou Sow de créer leurs propres formations politiques. C’est dire que le leadership annoncé de Karim dans le parti n’a jamais fait l’unanimité. Aujourd’hui encore, des sources bien informées nous signalent que certains libéraux ne souhaitent même pas que Karim soit libéré. Mieux, ils sont nombreux ceux qui restent dubitatifs par rapport aux chances de ce dernier de remporter les prochaines élections présidentielles.
Autant de raisons qui en rajoutent à celle, nouvelle d’une complicité voulue ou forcée d’avec Macky Sall. Que Karim soit forcé par son père, par son ami Emir du Qatar, peu importe. En pactisant avec Macky, ni lui ni son parti ne gagneront grand chose. Pire, le Pds risquerait d’avantage de se fissurer. Le mécontentement exprimé par certains cadres et leur réticence à participer au dialogue national en disent long sur les dissensions internes à venir. Comme Niass et Tanor, dans leurs partis respectifs, Karim risque une disgrâce après avoir bénéficié d’une grâce dans des conditions aussi obscures. Et plus, son séjour au Qatar sera long, plus il faudra qu’il mette un terme à ses ambitions politiques. Or, il n’y a aucune raison qu’il soit « déporté » au Qatar si ce n’est pour un long séjour. Et même si, par extraordinaire, le Pds et l’Alliance pour la République (APR) nouaient une nouvelle coalition, ce ne serait pas sûr que Karim et ses partisans en tireraient de gros avantages politiques. Le parti a encore le temps et surtout le devoir de renouveler ses instances et ses structures de direction.
L’Afp et le Ps connaissent de grosses difficultés parce que leurs leaders Niass et Tanor ont tenu à accompagner Macky contre vents et marées. Si Karim s’inscrit dans cette même dynamique, il faudra qu’il apprenne à ne compter que sur une partie du Pds. Car, ils risquent d’être nombreux ceux qui lui tourneront le dos.

Assane Samb

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