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Argent versé aux alliés par Macky- Mamadou Ndoye lève un coin du… coffre-fort présidentiel

REWMI.COM- L’ancien Secrétaire général de la Ligue démocratique (LD), Mamadou Ndoye, a fait état, samedi lors de l’émission Objection sur Sud Fm,  de fonds de l’ordre de 4 millions de FCFA que le Président Macky Sall lui octroyait chaque mois et qu’il reversait dans la caisse de son parti. A quel titre ? Il ne l’a pas dit. Ce qui est sûr, c’est qu’après un entretien avec le Grand Manitou, il lui a été proposé soit d’être Ministre-Conseiller, soit de recevoir cette somme, chaque mois. Et il a préféré prendre la somme pour la reverser au parti. Acte noble de sa part, mais qui confirme ce que nous écrivions, tantôt, à savoir que « les partis de gauche virent à droite ».

D’ailleurs, il ne s’agit pas seulement des partis de gauche. Tous les alliés, apparemment, reçoivent des fonds, une sorte de prime à la collaboration.

Il nous a été en effet rapporté, de sources sûres et concordantes, que certains leaders alliés recevaient, déjà au début du magistère de Macky, une bagatelle de 30 millions de nos Francs. Et quand je m’en suis référé à un Président de parti, il m’a non seulement confirmé l’information, mais expliqué que le montant dépasse largement cette somme, aujourd’hui.

La plupart des leaders de Benno Bokk Yakaar qui est une coalition de coalitions, reçoit des montants forfaitaires mensuels ou des postes de responsabilité ou les deux à la fois.

On peut en effet penser qu’il s’agit de fonds politiques dont la destination nous semble, ici, être en porte à faux avec l’objectif initial du législateur.

Le souci, ici, c’est d’entretenir une clientèle politique dans un objectif électoraliste. Cette prime à la collaboration va non seulement servir à subvenir aux besoins des partis et de leurs leaders, mais aussi à fidéliser une clientèle politique qui aura du mal à s’en départir.

C’est aussi une rançon de guerre, le prix de la course qui fait que des leaders de petits partis excellent plus que les apéristes dans la défense de Macky, notamment sur les plateaux de télévision.

Le Président Sall a trouvé, par-là, le moyen le plus sûr de réussir à maintenir la longévité d’une coalition qui est en train de battre les records.

Toutefois, la mayonnaise ne prend pas toujours. Cet argent n’a pas empêché des leaders comme Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye, Cheikh Tidiane Gadio, Mansour Sy Djamil et même Mamadou Ndoye de quitter la coalition.

Politique-business

Néanmoins, la démarche a montré toute son efficacité. La politique-business née sans doute sous Wade et peut être bien avant, fait son bonhomme de chemin.

Cependant, le risque est de perpétuer la formation de petits partis politiques insignifiants dont les leaders auront pour stratégie d’entrer dans des coalitions pour bénéficier de subsides. Le nombre de partis politiques enregistrés (plus de 270) s’explique largement par cet état de fait. Le fait de les nourrir et de les engraisser, sans se soucier véritablement de leurs réels poids politiques, a fait que les partis se sont multipliés d’une façon exponentielle.

Avant, c’était la Cap 21 avec ses avantages, aujourd’hui, c’est Macky 2012 ou BBY avec les leurs. Le pire, c’est que l’argent soit tiré du trésor public, même si, à ce propos, nous entretenons une ribambelle de Ministres-Conseilles inutiles parce que ne conseillant personne. Nous n’osons même pas croire que ce sont les fonds du trésor qui sont ainsi versés à Mamadou Ndoye ou à d’autres.

Pis, même s’il s’agit de fonds politiques, nous nous devons de rappeler qu’ils servent plutôt à financer des activités estampillées « secrets d’Etat ». Il s’agit d’opérations qui obéissent à la raison d’Etat comme des activités de renseignement, achat d’armes, opérations de hautes portées stratégiques, etc.

Utiliser ces fonds pour entretenir une bande de fainéants parce qu’ils ont créé un parti, c’est confondre ceci avec la création d’entreprises.

Le malheur du Sénégal, c’est de confondre justement les deux. Créer un parti, pour beaucoup, c’est créer une entreprise rentable. 4 millions, c’est le salaire d’un DG.

Ainsi, Mamadou Ndoye a été longtemps ‘’DG’’ de la LD.

Assane Samb/Rewmi quotidien

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Un commentaire

  1. Parti Africain Independance Senegal
    15 septembre, 17:45 ·

    SENEGALAIS DEBOUT
    15 Septembre 1957——————-15 Septembre 2017
    Notre perspective est dans l’élan historique que le 15 Septembre 1957, des hommes et des femmes, sénégalais libres, ont initié à Thiès pour la conquête absolue de la souveraineté nationale et de la liberté des nations africaines pour parvenir aux ETATS UNIS D’AFRIQUE
    Pour comprendre la dynamique de création du parti il faut la situer dans le contexte de l’éveil politique ,qui se produit dans les territoires de l’AOF dans le sens d’un refus du colonialisme au Sénégal, le développement du RDA apparenté au Parti communiste français jusqu’en 1950 a été moindre ,que dans d’autres territoires du fait de l’existence d’un jeu politique antérieur notamment avec la SFIO-Cependant , au cours des années 1950 on assiste à une politisation plus nettement « anti-systémique » à travers différentes organisations . le Conseil de la jeunesse du Sénégal (CJS) le Conseil Mondial de la paix (CMP) l’Union des femmes du Sénégal (UFS) ou encore l’Association générale des étudiants de Dakar (AGED) Ainsi , l’origine de la création du PAI on trouve des militants de l’Union démocratique sénégalaise (UDS) affiliée jusqu’alors au RDA ,qui vont refuser la fusion de cette dernière avec le Bloc populaire sénégalais (BPS) au sein de l’union progressiste sénégalaise (UPS) foncièrement associé au colonialisme français
    Remise en cause de l’ordre colonial. L’écho rencontré par le manifeste du PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE et la dynamique d’adhésion, qui s’en est suivie ont été très important. La mobilisation emblématique de cette période a été la campagne pour le NON la Communauté en 1958 ou le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE a joué un rôle déterminant aux côtés du Parti du regroupement africain(PRA) de l’Union Générale des Travailleurs d’Afrique noire (UGTAN) du CJS et de l’UGAO
    Le décret de dissolution est signé par le président du Conseil Mamadou Dia dès le lendemain des évènements de St Louis le 1er aout 1959. Le gouvernement n’attendait, qu’un tel prétexte pour mettre fin à l’existence légale d’un parti qui n’avait de cesse de contester la légitimité du régime néocoloniale en place D’autres décrets de dissolution viseront dans les mois suivants d’autres organisations comme l’UGTAN un syndicat, qui avait aussi maintenu une option clairement anticoloniale en opposition avec le parti Etat en gestation Le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE se trouve alors contraint à la clandestinité.

    A la suite des événements de Saint Louis un certain nombre de dirigeants du parti ont été emprisonnés .Le procès, qui se déroule en juillet 1961 est l’occasion d’une mobilisation importante pour le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE qui reflète la dynamique des années antérieures et le relatif soutien populaire dont il bénéficie
    Cependant après avoir connu au début des années 1960 des tendances scissionnistes sur sa droite c’est désormais sur sa gauche ,que la direction du PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE va être de plus en plus contestée une scission prochinoise du PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE du Parti communiste sénégalais (PCS) avait déjà été proclamée en 1965 par Samba Ndiaye mais n’avait pas entrainé avec lui un nombre significatif de militants Elle va cependant se trouvér renforcée en 1969 par de jeunes militants étudiants du PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE venus du mouvement étudiant en France* notamment Landing Savané En 1972* les maoistes se retrouvent au sein du Mouvement des jeunesses marxistes-léninistes (MJML) et peu après naîtra dans la clandestinité And Jef dirigée par Landing Savané , Mamadou Diop Decroix et Amadou Top. Mais c’est au sein même du parti qu’une fracture majeure va apparaître comme une conséquence à retardement de l’ébullition de Mai 1968. une fraction composée des dirigeants étudiants de l’UDES (notamment MBaye DiacK< et moussa Kane) alliés  quelques syndicalistes (comme Mbaba Guissé ou Bakhao Seck) reprochent à la direction son orientation trop peu révolutionnaire sur le plan des alliances de classes. Cette fraction s'exprime ouvertement lors du IIe congrès de 1972 tenu Thiès et aboutit la création d'une nouvelle organisation la Ligue démocratique en 1974 Toutes ces tendances finiront bientôt dans les mains du pouvoir néocolonial.Ensuite va s'ajouter à cette tendance au fractionnement historique du PAI*quelques années plus tard (en 1976) avec le retour négocié de Majhemout Diop au Sénégal qui accepte au terme d'une négociation avec le président Senghor d'incarner au sein du système du multipartisme limité le courant marxiste-léniniste
    Le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE n’a jamais failli ni renoncé à cette mission fondamentale pour asseoir les paradigmes d’une Afrique libérée des pesanteurs du colonialisme et du néocolonialisme, pensées par nous-même, une Afrique authentique et créatrice, porteuse de tous les éléments qui constituerons les paradigmes de la liberté humaine du 21°siècle Elle ne s’embarrassera pas des ossements idéologiques du 20° siècles pour oeuvrer comme coproducteur et cohéritier du patrimoine intellectuel et culturel de toute l’humanité
    Le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE malgré les vicissitudes nombreuses qu’il a traversées reste la principale force politique contre-hégémonique. Pour tous les partisans du refus de l’indépendance octroyée en 1960 en accord avec les intérêts de l’ancienne puissance coloniale, aujourd’hui néocoloniale, le PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE demeure l’organisation politique de référence
    PARTI AFRICAIN DE L’INDEPENDANCE appelle toutes les femmes et tous les hommes soucieux de la réalisation de notre indépendance totale dans perspective d’une grande UNITE AFRICAINE à se joindre à lui et à soutenir son candidat pour l’élection présidentielle de 2019 Monsieur MAGATTE MBAYE.
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    5 Vous, Habib Ngom, Songo Matar Ndiaye et 2 autres personnes
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