ARRESTATION DE HISSENE HABRE- Les évènements du 03 juin en continu

 Refusant de comparaître, l’ancien Président du Tchad, Hissène Habré, a été extrait de force de sa cellule, à la prison du Cap Manuel, pour être présenté au juge par les gardes pénitentiaires. Ses avocats nous décrivent, au détail près, le film de l’arrestation du «Pinochet» africain, accusé de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’actes de torture perpétrés durant les huit années de sa présidence de 1982 à 1990.

Le 3 juin 2015, le jour où Hissène Habré a été extrait du fond de sa cellule. A 9h, un groupe de 8 éléments de la Brigade de l’administration pénitentiaire a fait irruption dans la cellule. Ces éléments se sont jetés sur lui, le bousculant pour l’enlever. Ainsi donc, le Président Habré a-t-il été extrait de force et conduit manu militari devant les Chambres africaines extraordinaires. A l’arrivée devant les Cae, et devant le refus de l’ancien dictateur Tchadien de sortir de la voiture, ces mêmes éléments l’ont bousculé pour l’en extirper. Ce qui apparaît, aux yeux de sa défense, comme une extraction de force totalement illégale qui a été opérée par «l’administration pénitentiaire». Et pourtant, ses avocats constatent, pour le déplorer, que devant toutes les juridictions internationales, que ce soit la Cpi ou autres juridictions créées par les Nations Unies, tous les accusés qui ont eu à exprimer leur refus de comparaitre, n’ont pas comparu. Il en a été ainsi au sein du Tribunal Pénal pour la Yougoslavie, de l’affaire Karadzic, Milosevic, de même dans l’affaire Kenyatta, l’affaire Charles Taylor. La Cpi a posé que l’accusé pouvait ne pas comparaitre, s’il l’exprime expressément, a révélé la défense de Habré. Qui ajoute que le Tribunal pour le Rwanda a lui aussi prévu le droit pour un accusé de ne pas comparaitre. Quid du Tribunal pour la Sierra Léone qui va lui aussi dans le même sens et des chambres Extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens qui prévoient le droit pour l’accusé de ne pas comparaître, s’il l’exprime ? Est-il besoin de rappeler le cas Karim Wade ?

Macky Sall responsable au sens latin du terme

Et les avocats de Habré de constater que la totalité des juridictions pénales internationales ont prévu, dans leur statut, le droit pour l’accusé de ne pas comparaitre, dès l’instant qu’il l’énonce expressément. Ainsi, pour l’ensemble de la pratique internationale, assister à son procès est-il un droit et pas une obligation, rappellent-ils. Toutefois, ils qualifient l’acte de violation grave des droits du Président Habré et une voie de fait. Pour la défense de Habré, il ne reste  aux Cae que la fuite en avant et l’utilisation abusive d’éléments de la force publique pour pousser la roue du complot et dérouler leur mascarade judiciaire. Enlèvement, détention, insultes, perquisitions, brutalités, comparution forcée et violations de toutes sortes caractérisent l’action de personnes qui ont perdu la bataille du Droit, raillent-ils. Ainsi, la  défense interpelle-t-elle le Président Macky Sall sur sa responsabilité directe par rapport à ces nombreuses dérives et abus de toutes sortes commises par le Ministre de la justice et ses représentants au sein des Cae.

Mouhamadou BA

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