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ASSASSINAT DE LA VICE-PRESIDENTE DU CONSEIL ECONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL- Le Sénégal en danger, les citoyens en sursis

La vésanie ensemence chaque jour des instincts homicides avec une barbarie indigeste qui n’émeut pas seulement les citoyens, mais traumatise toute une Nation. La monstruosité meurtrière, née de l’abominable coït de la démence et du sadisme, installe le Sénégal dans une sauvagerie qui donne raison aux tenants de la peine de mort.

Cette fois, c’est une femme, Responsable politique à l’APR et Vice-présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental, qui est assaillie dans sa chambre et… égorgée par son affreux chauffeur, Samba Sow ! La Nation en est meurtrie et ce cannibalisme ne doit en aucun cas être impuni.

Les cœurs sont lacérés, surtout que la victime est une femme dont le fils a été aussi atrocement supplicié pour avoir voulu défendre sa mère ! Et l’acte arbitraire est commis au moment où des millions de citoyens célèbrent, à Touba, le Triomphe d’un Saint-homme contre  l’arbitraire.

Le barbare assassin Samba Sow a choisi un moment où Dakar est désert et les regards sont posés vers Touba pour commette cet acte lâche dont on devine l’atroce souffrance expiatoire de la victime. L’information funèbre porte encore dans les âmes choquées et traumatisées la douleur et la colère.

L’assassinat de cette femme par ce barbare aux mains sanguinaires est un acte inadmissible dans un Etat de droit qui doit sortir l’artillerie lourde afin de soumettre au châtiment cet infect chauffeur.

Tous les citoyens en sursis

Maintenant, plus personne n’est à l’abri dans ce pays. L’insécurité plane partout. On agresse chaque jour. On tue partout. L’outrage sanglant commis sur des citoyens retombe aussi sur tous les Sénégalais, tous menacés car les crimes s’opèrent dans tous les lieux, jusque dans l’intimité familiale.

C’est dans sa chambre que Fatoumata Mactar Ndiaye est égorgée. C’est son chauffeur, un fou lucide, qui en est l’auteur. Et il n’a pour triomphe que sa barbarie et sa bâtardise tel un humain du hasard, rebut des échafauds, dont le nom est un  vol et la naissance un faux. Les nombreux tueurs d’élite sont au Sénégal des intrus sociaux qui installent l’effroi dans la société.

Tous les Sénégalais sont en sursis, étant estropiés par une menace sur leur intégrité physique et leur vie. Et c’est aujourd’hui plus que jamais que le droit de vivre en sécurité trouve en chaque citoyen une citadelle.

Un plaidoyer contre la violence meurtrière et les actes homicides doit se faire entendre. Le talent de la parole et le génie policier doivent fuser partout autant que l’exige la tragique infortune des victimes.

L’Etat et la République devant leurs responsabilités.

L’autorité d’Etat et la République sont interpellées. Certes, les victimes d’assassinat ont une égale dignité. Mais cette fois, c’est une personnalité institutionnelle qui a été agressée dans sa maison, son fils supplicié et elle, égorgée comme dans le monde de la période primitive.

Cet acte infâme doit être sanctionné. Le barbare a avoué et son acte de cannibale a blessé la République et heurté la Nation. Pour partager le sort des citoyens choqués et donner des assurances sur leur sécurité, ce barbare doit subir une lourde sanction, proportionnée à son acte abominable.

Cette sanction attendue par tous doit avoir une valeur punitive d’expiation au moyen d’une suprême flétrissure. Meurtre, homicide ou autre, la querelle de vocabulaire n’a pas de place quand une vie est si violemment mise à terme. La Justice doit appliquer une répression contre cet acte odieux en infligeant une peine coercitive à ce chauffeur, une peine qui éloigne la barbarie de la société.

Son acte est atroce et barbare.  Il doit donc subir une correction qui revêt une valeur morale d’expiation parce que pris la main au couteau. Il ne peut point bénéficier du principe juridique selon lequel on ne peut infliger une peine avant d’avoir prouvé le délit ou le crime. Dos au mur, il a avoué. Et ce n’est pas une femme seulement qu’il a égorgée. C’est toute une Nation qu’il a poignardée.

Le Piroguier

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