Assaut du RAID à Saint-Denis : Au moins trois morts – Une kamikaze s’est fait exploser LE RÉCIT DE DEUX SÉNÉGALAIS DE PARIS

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  • By : moussa keita
  • Date : 19 novembre 2015

Des ressortissants sénégalais sont témoins de l’assaut lancé dans la nuit du mardi à mercredi dernier contre un appartement à Saint-Denis, au nord de Paris, et qui a fait au moins trois morts.

Le risque terroriste n’a jamais été aussi grand pour des ressortissants sénégalais vivant à Paris. En fait, certains de nos compatriotes habitent à proximité des lieux où s’est déroulé l’assaut d’hier, contre un appartement de Saint-Denis. Il s’agissait d’une opération en lien avec les attentats qui ont endeuillé la France vendredi dernier. Et, la cible de l’opération était le commanditaire présumé de ces attaques terroristes, qui ont fait au moins 129 morts. La fusillade a éclaté tard dans la nuit du mardi à mercredi à Saint-Denis, dans le 93, au nord de Paris.

Que ce soit la rue de la République ou à proximité du Stade de France, des Sénégalais ont été témoins de la fusillade. Ils ont été réveillés en sursaut vers 4 heures du matin par des coups de feu. Abou Mbow, employé dans un restaurant de Paris, était à proximité des lieux où s’est déroulée l’opération antiterroriste.

Il a raconté ce qu’il a vu et ressenti. «Je travaille la nuit. Je suis descendu de mon boulot vers 4 heures du matin. Je marchais sur la rue de la République, à une cinquantaine de mètres d’ici quand j’ai entendu les premiers coups de feu. Un riverain, qui se trouvait à sa fenêtre a crié : «une fusillade est en cours sur l’autre rue» et j’ai fait demi-tour», raconte le jeune homme. Un mouvement de panique, explique t-il, est survenu en pleine nuit.

Mbow explique avoir vu des hélicoptères survoler la zone. De l’autre bout de la rue, poursuit-il, des policiers étaient lourdement armés avec leurs casques et gilets pareballes. Des lampes torches éclairaient leur chemin. «Des gens sont sortis de leurs maisons pour courir vers la rue de la République. Des cars de la police sont rapidement arrivés», se rappelle le jeune sénégalais.

Ce dernier témoigne que des riverains ont été mis à l’abri dans les locaux de la Mairie de Saint-Denis. «Après, les policiers sont retournés vers l’immeuble, où une explosion venait de se produire», narre-t-il. Le jeune Kaolakois explique que quand la fusillade s’est terminée, les policiers les ont laissé sortir de la mairie. Abou Mbow a pu rentrer chez lui, sans dommage.

Une famille sénégalaise habite dans l’immeuble assiégé

A la levée du soleil, le quartier était encore sous le choc après la fusillade de la nuit. A l’angle de la rue, des dizaines de militaires patrouillent, fusil d’assaut chargé à la main. Des bandes en rouge et blanc ferment la chaussée en direction de l’immeuble. Une opération sentinelle a été mise en place. Gendarmes et soldats sont sur le qui-vive. Les impacts des tirs et des grenades sont visibles sur les façades de l’immeuble, situé en plein centre de Saint-Denis.

L’appartement 48, sis au 4e étage, est sous perquisition. Une partie de la façade s’est effondrée au cours des échanges de tirs. Ici, tous ont été marqués par la fusillade de l’aube. La menace plane désormais à Saint-Denis, où des riverains ont été évacués.

Au milieu de la foule, un homme de 32 ans a le regard fixé sur les policiers du Raid, en patrouille. Arfan Dalmeida est d’origine sénégalaise. Il habite près de la rue de la République, en plein cœur de Saint-Denis. Le jeune homme est visiblement ému par une bonne dame de culture arabe venue lui parler, les larmes aux yeux, comme pour chercher du réconfort. Dalmeida a, lui aussi, entendu «des tirs vers 4 heures du matin. «Il se trouvait, dit-il, à sa fenêtre à proximité de l’appartement visé».

Il rapporte : «Au début, personne ne savait ce qui se passait. Nous avons entendu des coups de feu comme des grenades. C’était intermittent. Deux heures après, les tirs ont marqué une pause avant de reprendre». La fenêtre du bonhomme donne directement sur la rue de la République.

«L’assaut était signalé dans l’immeuble à côté, au 4e étage. Il y a même une famille sénégalaise qui habite dans cet immeuble. On est resté pendant des heures dans le noir et personne n’osait allumer ses lampes. Ça tirait dans tous les sens et sans interruption. Les policiers nous ont dit que des personnes étaient retranchées dans un appartement», explique Arfan Dalmeida, visiblement sous le choc. Le Sénégalais témoigne qu’«il y a eu au moins deux grosses déflagrations».

Cette version a été confortée par d’autres habitants de la zone, qui disent avoir «assisté à une scène de guerre en pleine rue». Mais, M. Dalmeida tient à ce que la vie reprenne dans ce bruyant quartier de la Seine-Saint-Denis. «Les policiers étaient déjà au courant, mais ils avaient l’air un peu paniqué, nous aussi. Tout le monde a peur d’être emporté par la folie jihadiste», reconnaît ce témoin de la scène.

Après l’assaut, des autorités sont venues s’enquérir de la situation. Parmi eux, le ministre français de l’Intérieur, qui explique que «l’opération a été conduite contre des personnes qui auraient pu frapper de nouveau». Bernard Cazeneuve déclare que l’Etat français prendra toutes les mesures nécessaires pour éviter un nouvel assaut meurtrier.

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