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Assurance agricole Le taux de souscription estimé à 70%

L’Université Gaston Berger (UGB), en partenariat avec l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR), a organisé hier à Dakar une  rencontre de restitution des résultats de l’étude sur la demande d’assurance indicielle liée au crédit agricole au Sénégal.

 Mame Mor Anta Syll a révélé que le taux de souscription de la demande d’assurance indicielle liée au crédit agricole au Sénégal tourne au tour de 70%. Il présentait une étude menée dans les régions de Fatick et de Kaolack. Elle a concerné 346 participants répartis dans 5 communautés  rurales, trois dans les régions de Fatick et deux dans la région de Kaolack. «Ce sont deux des nouvelles zones Osiris. Il nous fallait des zones qui démarraient avec la première fois avec  l’assurance  agricole. C’est un cadre idéal pour effectuer notre  étude parce que les  producteurs n’avaient pas encore connaissance de l’assurance agricole », a expliqué Syll sur  le choix de ces deux localités. Ainsi, dira-t-il : « L’étude financée  par l’Union Européenne portait sur une proposition obligatoire comparée à une proposition volontaire. On recommande de laisser les producteurs faire le choix. De toute façon, on aura toujours le taux de 70% ». A l’en croire, l’assurance agricole au Sénégal peut permettre à une meilleure inclusion financière tout en sécurisant les investissements que les producteurs ont effectués dans le cadre de leurs productions agricoles. Selon ce doctorant et assistant de recherche, il faut placer ce taux d’inscription dans le cadre du contexte de l’étude qui concernait des producteurs  d’une organisation paysanne assez particulière, qui a sa propre institution de crédit nommé COOPEC/RESOPP. « Il y a un travail qui a été fait par projet OSIRIS (Offre de Services Intégrés en Milieu Rural pour l’Inclusion Sociale)  en sensibilisant  les producteurs sur le produit d’assurance. Ce qui a fait que les producteurs ont eu confiance à l’institution de crédit », a soutenu M. Syll. Et d’ajouter que «c’est grâce à cette sensibilisation que le taux de souscription est  élevé ». D’après lui, dans un contexte de forte contrainte de liquidité, les  producteurs n’ont pas accès au crédit. Que l’assurance soit obligatoire ou volontaire, ces derniers sont prêts à la prendre. Il ne faut pas  regarder sur le taux  élevé de souscription,  mais sur ceux qui sont prêts à laisser tomber l’assurance. En dehors de la présentation de l’étude, cette  rencontre a pour objectif d’échanger sur les options pour une perspective d’évaluation de l’impact de l’assurance agricole sur les agriculteurs sénégalais.

Zachari BADJI

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