ECONOMIE

ASSURANCE-vie Le Sénégal toujours à la traine

  • Date: 21 juin 2016

L’assurance des personnes a fait, hier, l’objet d’un séminaire international, à Dakar, organisé par la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE). Mais il est ressorti d’un rapport que le Sénégal est en retard sur le marché de l’assurance-vie. Les experts ont mis en place un plan de communication pour mieux sensibiliser la population sénégalaise

 Le marché de l’assurance vie est à la traîne au Sénégal. En effet, il est rare aujourd’hui de voir un citoyen sénégalais se procurer une assurance,  contrairement à l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire, pays qui ont atteint un taux de pénétration de 50% sur la perception du marché de l’assurance-vie. Au Sénégal, le taux de pénétration des assurances est très faible. Il est estimé à environ 1%. ‘’L’obstacle  premier à l’origine de la faible pénétration des assurances au Sénégal est d’ordre culturel et religieux’’, a révélé Jean Baptiste Kouamé directeur général de la Compagnie commune de réassurance des Etats membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CICA-RE). Selon lui, bien des gens ne souhaitent pas s’assurer pour des raisons religieuses, surtout dans le domaine de l’assurance vie. Avant de payer des cotisations d’assurance il faut d’abord manger, se loger, payer l’école des enfants, faire face aux dépenses de transport, d’habillement, et à toutes sortes de priorités qui relèguent l’assurance, pour des gens dont les ressources sont très limitées. Pour inverser la tendance, la CICA-RE a ainsi développé une politique d’assistance de proximité incluant particulièrement la formation au profit de ses partenaires, a précisé M. Kouamé. Cependant, dit-il, des séances de sensibilisation sont menées par les compagnies d’assurance et même par l’autorité de régulation pour amener les gens à s’assurer pour se prémunir des conséquences d’une disparition brutale.  «Ce sont des actes de prévoyance pour se prémunir contre la survenance de certains risques qui peuvent arriver. Concernant par exemple le décès, lorsqu’un chef de famille qui était la seule source de revenu disparait, c’est beaucoup de problèmes pour ceux qui restent en vie. C’est donc important de se couvrir contre ces risques », a-t-il expliqué.  Notons que la CICA-RE a pour objet de promouvoir le développement de l’assurance et de la réassurance des Etats membres et de contribuer ainsi au développement économique de ces Etats de la CIMA et de l’Afrique. Au nombre de ses missions, il y a aussi l’assistance à ses cédantes. Dans ce cadre, la CICA-RE a l’habitude d’organiser des séminaires de formation au profit de ses partenaires. « L’Assurance-vie est à un taux de 26% après une grande progression puisque, de tous temps, il a été de moins de 20%. » Cela montre qu’il y a encore des marges de progression à faire, pour le moment c’est assez modeste mais des résultats sont en train d’être enregistrés »,  a affirmé, pour sa part, Mamadou Dème Dicteur des assurances au ministère des finances. A l’en croire, le  secteur de l’assurance est bien parti. Par le passé, l’un des problèmes des compagnies d’assurance est le paiement des sinistrés, avec beaucoup de retards, a-t-il souligné. Mais depuis ces dernières années, la Commission régionale de contrôle des compagnies d’assurance accorde une importance capitale au paiement des sinistres. Ainsi, le capital social minimum qui était d’un milliard F CFA va désormais passer de 7 milliards. ‘’Ce sont des choses qui vont permettre aux compagnies d’assurance d’avoir des moyens pour faire face à leurs engagements.’’

Khady Thiam COLY

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