POLITIQUE

Attaque contre Macky à l’ucad : le Meel se démarque du caillassage l’Ujtl le blanchit

  • Date: 4 août 2015

Eh bien ! Ne ratez surtout pas cette réaction du Mouvement des Élèves et Étudiants Libéraux (Meel) dont le Secrétaire général adjoint El Hadji Diaw a été arrêté samedi après avoir proféré des menaces la veille de la visite de SMS. Des propos que nous vous avons rappelés ici même hier. En gros, disait-il, «Je ne vais pas dévoiler notre stratégie de demain (ndlr : vendredi dernier). Mais, je peux vous assurer que l’accueil ne sera pas chaleureux, parce que les étudiants ne sont pas en phase avec lui. C’est une visite purement politique (…)  Ce sera l’occasion pour nous, non seulement d’exiger sa libération (ndlr : leur Sg Victor Diouf emprisonné dans l’affaire de l’incendie d’un bus), mais d’exiger la libération de tous les détenus politiques». Alors hier, Mounirou Alioune Kane, le Secrétaire administratif a, au nom du bureau du Meel, tenu à démarquer son mouvement de l’attaque du cortège du Président.

«Le Meel n’a rien à voir avec la venue du chef de l’Etat à l’université encore moins avec les événements qui s’y sont déroulés. Le Meel n’a tenu aucune réunion pour préparer la visite du chef de l’Etat. Nous l’avons vécue dans la plus grande et plus totale  indifférence», dit-il estimant que «par conséquent, l’arrestation du frère Elhadj Diaw n’est malheureusement qu’une nouvelle expression de la chasse aux sorcières enclenchée depuis trois ans maintenant contre les responsables du Pds». C’est pourquoi il exige «la libération immédiate et sans condition du frère ElHadji Diaw (…) arrêté  dans le seul but  de le faire porter le chapeau ainsi qu’au Meel». Les élèves et étudiants libéraux n’ont pas de doute qu’«il fallait vite trouver un bouc émissaire pour tenter de donner une connotation politique à cette violente expression des étudiants. C’est évident que dans ces conditions que cela soit le Meel qui soit désigné du doigt.  Accusé le Meel leur paraissait être la meilleur alternative à une telle humiliation».

Après le Meel, ce sont leurs frères aînés de l’Ujtl qui sont montés au créneau pour dénoncer «cet acharnement et fustiger avec la dernière énergie cette tentative d’intimidation et de musellement qui vise à démobiliser et à démanteler la jeunesse du Pds». Ils estiment que «l’arrestation d’El Hadji Diaw dans des conditions troubles et illégales démontre à suffisance cette volonté de (SMS) de bâillonner la jeunesse debout du (Sunugaal) et de l’opposition». Les responsables de l’Ujtl clament que «le Meel n’est ni de près ni de loin mêlé aux jets de pierres qui ont visé le Président lors de sa visite à l’Université. Aucune réunion n’a été tenue et aucun acte n’a été posé dans ce sens». Ils disent avoir «répondu à la venue de (SMS) au Campus par le mépris et par l’indifférence totale. Notre posture républicaine et notre culture démocratique nous soustraient d’un tel comportement».

S’indignant du «gangstérisme policier», l’Ujtl exige la «libération sans condition (du) frère El hadji Diaw». N’empêche «l’Ujtl félicite les étudiants pour cet accueil historique réservé à (SMS) et ses ouailles. Celui-ci restera à jamais graver dans les annales de l’histoire politique du (Sunugaal). Elle estime en effet que «ce qui s’est passé à l’Université dénote d’une réaction spontanée des étudiants pour manifester leur mécontentement à (SMS) et surtout montrer leur déception à l’égard de sa politique. Comme toujours pour masquer leurs incompétences et leurs incapacités à solutionner les problèmes spécifiques posés par les étudiants, ils cherchent des boucs émissaires en accusant cette fois le Meel d’être derrière». Seulement, avertit l’Ujtl, l’accueil de vendredi dernier «démontre la prise de conscience et la maturité des étudiants et de la jeunesse en général et constitue un signal fort à l’endroit de (SMS) pour lui faire comprendre que l’injustice et la magouille ne passeront pas.

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