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Attaques contre l’Etat sénégalais- Deux hautes institutions à abattre

Deux fronts. Une guerre non conventionnelle. L’Urss et la France, deux grandes puissances mondiales. Lamine Diack et le Sénégal. Une affaire de corruption qui tourne au désavantage d’un octogénaire qui ne veut pas tomber tout seul. Veut-il entraîner dans sa chute la plus haute institution de la République, Macky Sall. Et comme c’est la guerre, pourquoi aussi, ne pas toucher à un autre allié, Moustapha Niasse. Comme dans une gymnastique synchronisée. Une discipline olympique  qui ne fait pas fureur au Sénégal.

Un coup d’État médiatique. Un séisme ? Non, il n’en est rien. Le Sénégal continue sur sa belle lancée de pays stable et sûr. Personne ne peut déstabiliser cette belle pyramide formée depuis des années. De Senghor à Macky Sall.

C’est le Journal « Le Monde » qui est à l’origine de cet épiphénomène. Un journal, pas n’importe lequel. Peu connu du sénégalais lambda. Dans les rizières, les plantations d’acajou, dans les champs de canne à sucre, sous l’arbre à palabre, impossible de découvrir un fana du Monde. Pas accessible. Cher pour nos pauvres « gafa ». Avec cette fin d’année, tous les moyens sont bons, pour chercher, désespérément des financements et des partenaires. « Le Monde » balance des infos confidentielles sur une affaire pendante devant la justice et qui devaient intéresser forcément le Sénégalais.  En version électronique, pour mieux appâter le maximum d’internautes, parmi lesquels des journalistes, des politiques, bref tous les maillons de la chaîne. Chacun y est allé de son propre commentaire en tirant des conclusions hâtives. À l’origine, l’affaire Lamine Diack. Ce « Français » domicilié sur le Rocher qui ne veut pas payer seul. Il veut entraîner dans sa chute, du monde. Une machine judiciaire qui ne lui demande pas la destination de l’argent, mais sa provenance. Et comme il s’agissait, de « faire partir un régime », un  rival politique, tous les moyens étaient bons. Mais la mayonnaise n’a pas pris.

Et ce sont les confrères et politiciens  qui devaient se soucier des problèmes économiques, du développement de la nouvelle Air « force one » africaine : le Sénégal, premiers à passer la frontière de la campagne de désintoxication. Avec  la nouvelle géopolitique mondiale où  deux pays super puissants  se positionnent. Des États qui cherchent, voies et moyens, pour vendre leurs armes, leurs destinations, etc. Des pays qui en dehors des problèmes de chômage, d’inflation, sont confrontés à cette vague d’insécurité sous toutes ses formes. Des pays qui ne sont plus attractifs. Tous les coups sont permis. Mais pas dans notre zone. De Grâce.

Le Sénégal est donc, cette « air force one » politique, économique, sociale, de plus en plus couru. Prisé dans plusieurs domaines. Un legs qui se perpétue.  N’en déplaise à certains. Il est vrai que le Président préfère, les médias français. Alors qu’en France ou aux États-Unis, les chaînes ne se comptent pas du bout des doigts. Pourquoi donc, évoquer la politique, ou les problèmes là-bas ?  Mais cela peut changer. En effet, il est impensable, impossible qu’un chef d’État étranger, en séjour au Sénégal, se fasse inviter dans une radio sénégalaise. C’est l’ambassade qui gère tout. Elle gère l’agenda de son Président, l’héberge.

On veut donc atteindre, au-delà de ce combat de boxe, deux plus hautes institutions. Comme par hasard. Macky Sall et Moustapha Niasse. On attaque le cœur de la République. On s’en prend à notre État. Et pourtant, ces journaux ne s’intéressent pas à ces lobbies autour des hommes politiques venus d’ailleurs. Ces hommes d’affaires qui se « cachent » dans les bagages pour venir, dans la clandestinité, investir au Sénégal. Ils profitent des sorties officielles, pour se « camoufler » et piller nos ressources aurifères, pétrolières, maritimes. Mais là-bas, il va faire 28 degrés à l’ombre. Il fera chaud.

Ndèye DIAW

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