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Attentats à Paris: le point sur l’enquête

  • Date: 14 novembre 2015
Les enquêteurs ont découvert de premiers éléments permettant l’identification des auteurs des attaques coordonnées qui ont frappé Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre. L’un des assaillants du Bataclan a été identifié. Il s’agit d’un Français connu des services de renseignement. Un passeport syrien a également été retrouvé sur la dépouille d’un des kamikazes du Stade de France.

Au lendemain des attentats qui ont fait au moins 128 morts et 300 blessés vendredi 13 novembre à Paris, les enquêteurs ont réussi à identifier l’un des auteurs de l’attaque qui a frappé le Bataclan. Il s’agit d’un Français connu des services de renseignement. Mais son identité n’a pas été révélée. On ne connaît pas encore non plus son parcours.

Le fait qu’il s’agisse d’un Français n’est pas une surprise. Certains survivants du carnage responsable de la mort d’au moins 80 personnes dans la salle de concert parisienne, ont assuré que les terroristes avaient pris la parole en français.

 Les restes des corps des kamikazes qui se sont faits exploser boulevard Voltaire, au Bataclan et au Stade de France, doivent être ramenés à l’Institut médico-légal (IML). Les enquêteurs espèrent que des traces ADN ou des empreintes exploitables coïncideront avec un fichier d’auteurs d’infractions.

Un passeport syrien

En revanche, au moins l’un des kamikazes du Stade de France était de nationalité étrangère. Un passeport syrien a été retrouvé en morceaux sur sa dépouille. Les enquêteurs cherchent à savoir comment il est entré en France. Le vice-ministre grec chargé de la Police, Nikos Toscas, a annoncé samedi que le propriétaire de ce passeport est un migrant passé par la Grèce en octobre dernier. « Le détenteur du passeport a traversé l’île de Leros le 3 octobre 2015, où il a été identifié conformément à la réglementation européenne ». La police grecque a fait savoir que les autorités françaises ont demandé à d’autres pays d’Europe de faire des recherches au sujet de ce passeport.

Selon des sources policières citées par l’AFP, des témoins évoquent des assaillants venus dans une voiture immatriculée en Belgique, ce qui renforce l’hypothèse d’une équipe venue de l’étranger. La police belge a mené des opérations samedi après-midi dans le quartier populaire de Molenbeek à Bruxelles, ont indiqué les télévisions belges RTBF et RTL. Une source anonyme citée par la RTBF précise que des perquisitions sont en cours et qu’un homme a été arrêté.

La piste étrangère est appuyée par l’arrestation le 5 novembre en Bavière d’un homme qui pourrait être lié aux attentats, selon le ministre-président de cette région allemande. D’après un porte-parole de la police bavaroise, l’homme, âgé de 51 ans et originaire des Balkans, a été interpellé sur une autoroute à hauteur de Rosenheim avec huit kalachnikovs, deux grenades, deux pistolets, un revolver et 200 grammes de TNT cachés dans sa voiture. Le porte-parole de la police a toutefois refusé de confirmer formellement un lien avec les attaques de Paris, expliquant ne pas pouvoir dire « ce qu’il avait l’intention de faire avec ses armes ».

Des terroristes plus entraînés, mieux préparés

Les enquêteurs s’interrogent également sur la formation de ces assaillants. La configuration des attaques de ce vendredi est différente de celle du mois de janvier ou des attentats déjoués ces derniers mois sur le territoire français. Les forces de l’ordre travaillent sur des profils de terroristes plus entraînés, mieux préparés. Une source policière évoquait à l’AFP « des types aguerris à première vue et parfaitement entraînés, que les témoins décrivent comme assez jeunes et sûrs d’eux ».

Le scénario qui se dessine, c’est qu’au moins deux commandos ont mené ces attaques simultanées. L’un à Saint-Denis, l’autre dans Paris. Une hypothèse que vient appuyer la revendication du groupe Etat islamique. Dans un communiqué officiel, la formation jihadiste affirme que huit personnes ont mené ces attaques.

Huit, c’est le nombre de terroristes morts hier soir. Cela voudrait dire qu’il n’y en a pas en fuite. Une information que refusait de donner le ministère de l’Intérieur, par prudence, la nuit dernière. Reste que si les assaillants sont morts, l’enquête devra aussi déterminer les complicités dont ils ont pu bénéficier. « C’est un acte de guerre qui a été (…) planifié de l’extérieur et avec des complicités intérieures que l’enquête permettra d’établir », a déclaré samedi le président français François Hollande.

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