Confidences

Attention Maître KABA !

  • Date: 11 novembre 2016

« L’hygiène et l’éducation ne sont pas aussi brutales  que l’accident, mais elles en sont plus mortelles à la longue. » En effet, cette assertion de Marx TWAIN est d’autant plus vraie que le niveau intellectuel et le comportement de nos dirigeants, les plus bardés de diplômes, en sont des exemples parfaitement illustratifs.  Pire, ce complexe, qu’ils nourrissent à l’égard de l’occidental et tout ce qui vient de lui, est honteux voire insultant. Du reste, qui saute dans le feu, il lui reste un autre saut plus délicat. C’est-à-dire après la décolonisation politique, il nous faut impérativement ce que l’écrivant Kenyan Ngugi wa Thiongo appelaitdecolonising the mind. (décoloniser les mentalités)Mais cette tâche nous incombe exclusivement ; c’est pourquoi Bob Marley chantait : « Libère toi de l’esclavage mental, personne d’autre ne peut émanciper nos esprits. »

Interpellé sur  la peine de mort par Maître El hadji DIOUF, le ministre de la justice s’est permis de s’en prendre à cette prescription religieuse qui a résisté à l’usure du temps, d’une façon qui frise le blasphème et le sacrilège, en martelant que : « La peine de mort n’a jamais fait ses preuves ; c’est une peine vindicative, non exemplaire et archaïque. »(voir le quotidien le quotidien du 29 octobre 2016) De quel pouvoir s’arrose t-il pour qualifier ainsi ce précepte religieux dans un pays composé en majorité de musulmans et de chrétiens. Pourtant cette disposition se trouve dans les feuilles de Moïse ; et puis le fils de Mary a été très clair en disant qu’il n’était pas venu pour abolir mais pour accomplir.

Au demeurant la prescription islamique avant d’être une lettre, elle est d’abord un esprit. Et,elle est plus esprit même que lettre. Ensuite, c’est pour préserver la paix sociale que Dieu à suspendu cette épée de Damoclés au de l’humanité en révélant au verset 45 du Chapitre, La table servie: « Et nous avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux-là qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. » On voit nettement, d’après ce verset, que la vengeance est prescrite, mais c’est la charité qui est recommandée, en échange d’une expiation dont l’envergure nous échappe ; ce qui, d’ailleurs, participe à la rendre plus alléchante.

Par ailleurs, la vie de l’être humain est tellement sacrée que, pour Dieu,ôter une seule âmerevient à tuer toute la communauté. Dire que cette loi est archaïque, c’est remettre,même, en question l’omniscience de Dieu et le caractère intemporel du Coran. En plus je me demande comment serait-elle « vindicative », alors que le dernier des prophètes a l’avoirprêchée, avait pardonné même ses ennemis les plus implacables après la prise de la Mecque. Cependant, comme vous ne comprenez pas l’Islam, je vous suggère le livre de Fritjof Schuan intitulée Comprendre l’Islam, une œuvre dans laquelle il écrivait : « Le monde est malheureux parce que les hommes vivent au dessous d’eux-mêmes. L’erreur des modernes, c’est de vouloir réformer le monde sans vouloir, ni pouvoir réformer l’homme. Cette contradiction flagrante, cette tentative de faire un monde nouveau sur la base d’une humanité pire, ne peut aboutir qu’à l’abolition même de l’humain et par conséquent aussi du bonheur. »

Donc, Monsieur le ministre, cette loi ne saurait êtrearchaïque, c’est plutôt vous qui êtes anachronique, dans la mesure où elle est devenue au Sénégal une demande sociale. Mais,comme la relation que vous entretenez avec la majorité des Sénégalais est schizophrénique, demain fera jour. Si j’ai tenu à écrire cette contribution, c’est parce que comme l’a si bien dit mon maître à penser Mamadou DIA :« C’est le Coran et la Sounna qui font à tout musulman, le devoir, devant tout excès, tout abus de pouvoir, de se soulever par la force ou, en cas d’impossibilité, de recourir à la dénonciation publiqueou, en dernière extrémité, à la réprobation en conscience et à la résistance passive. »

Elimane BARRY, professeur d’Anglais

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