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AU-DELÀ DES FAITS- Serigne Touba dérange toujours…

  • Date: 1 février 2016

Les sociétés non-africaines perçoivent, à travers les prismes de leurs propres valeurs, toute autre forme de civilisation comme étant inferieure. Portée par des découvertes scientifiques et technologiques sans précèdent, l’Europe par exemple, a su s’imposer au reste du monde grâce notamment à la domination à tous les niveaux des moyens de propagande et de communication de masse.

Sa supériorité économique, financière et militaire ne fait plus de doute même si des pays comme la Chine devenue de fait la seconde puissance mondiale et l’Inde lui emboitent le pas.

L’Occident a su, de ce fait, développer un système éducatif approprié, capable de mener les recherches qui s’imposent pour soutenir son besoin toujours croissant de nouvelles découvertes, à tous les niveaux.

Pendant ce temps, les autres civilisations notamment celles incarnées par le monde musulman, ont sombré dans une sorte de léthargie qui explique les contre-performances que l’on observe actuellement et qui se traduit par un niveau de pauvreté qui heurte l’intelligence.

Loin de nous l’intention d’opposer les civilisations. Mais il s’agit, plus subtilement que de simples condamnations, d’arriver à comprendre pourquoi des journaux édités en France croient devoir caricaturer des personnalités religieuses vénérées sous d’autres cieux et même tout autour d’eux par une diaspora très dynamique.

En effet, dans les livres de géographie, d’histoire, entre autres, tout est  fait pour enseigner aux jeunes Occidentaux le rayonnement de leur civilisation et par ricochet, la supériorité de celle-ci sur les autres. « Le plus grand musée », le « plus grand théâtre », « la ville la plus visitée au monde », le « quartier d’affaires le meilleur », « l’aéroport le plus grand », etc.

La valeur de l’homme se mesure, ici, à l’importance des infrastructures, au caractère gigantesque des ouvrages, aux innovations technologiques apportées et à la beauté du cadre de vie.

Du coup, le complexe de supériorité de nombre d’Occidentaux est une réalité qui se traduit, parfois, par un mépris vis-à-vis des autres. Et il est souvent fréquent de rencontrer des immigrés qui subissent, chaque jour, des remarques désobligeantes sur la couleur de leur peau, leur façon de s’habiller, de parler, de se comporter et même de prier. L’intolérance est parfois très palpable. Elle n’est pas seulement le fait des adeptes du Front national et autres mouvements néo-nazis disséminés dans tous les pays de l’Europe.

Malheureusement, d’autres musulmans vivant dans ces pays, peut-être dans un souci d’assimilation ou de démarcation, snobent aussi les Africains notamment de couleur plus sombre. Il s’y ajoute que les pratiques islamiques soufies ne sont pas perçues de la meilleure manière.

Dans ce contexte, il n’est pas étonnant qu’un journal comme « Jeune Afrique » commette la bourde de caricaturer la photo de Serigne Touba. Car, ils baignent le plus souvent dans une ambiance d’arrogance et de complexe de supériorité qu’ils trouvent tout à fait normal de se moquer d’un marabout qui a vécu loin de leurs contrées d’origine de l’Afrique du Nord et de leur pays d’adoption qui est la France.

Sinon, comment comprendre une telle provocation pour illustrer un sujet qui n’a aucun rapport avec la manière de s’habiller du guide du mouridisme, ses enseignements, sa vie.

La condescendance et le mépris engendrent la violence

Or, ce qu’il faut toujours se mettre dans l’esprit, c’est que la condescendance et le mépris engendrent la violence. L’expérience récente avec le terrorisme, ce mal du siècle, a montré que les peuples ou groupes de personnes humiliés, sous-estimés, pendant longtemps, développement plus facilement des réflexes de survie par la destruction de l’autre. Ils n’hésitent pas aussi à verser dans des entreprises autodestructrices. C’est ce qui se passe d’une manière permanente en Israël notamment dans des zones occupées par des colons dans leurs rapports avec les Palestiniens, mais aussi avec les frères Coulibaly en France qui ont répondu par les armes à la caricature du Prophète Mohamed.

C’est pourquoi, la réaction du Khalife général, de la communauté mouride et même des autorités étatiques, ont démontré à la face du monde, que le Sénégal reste encré, définitivement, dans des valeurs de tolérance, de paix, de non-violence. Les manifestations ont été pacifiques, les réactions mesurées même si la frustration est grande.

Toutefois, cette exception à la Sénégalaise ne doit pas être interprétée comme une forme de faiblesse ou d’incapacité.

Il n’est pas au demeurant difficile de respecter les autres dans leurs croyances et convictions. La tolérance commence par l’acceptation de la différence dans un monde aux cultures et valeurs de civilisations et religieuse diverses.

Hier, nous avons été agressés par l’esclavage et la colonisation. Des hommes de la trempe de Cheikh Ahmadou Bamba ont dû subir injustement les rigueurs de l’exil avec comme seul tort d’avoir exercé leur foi dans leur pays. Aujourd’hui, il ne faut pas qu’un groupe de presse, nourri à la sève occidentale, reconnait à travers son blasphème, que le guide du Mouridisme dérange y compris dans les rangs de certains qui se disent musulmans. Touba rayonne et forge le respect de par des valeurs élevées au rang de dogme qui sont le travail et la dévotion à notre Créateur. Ceux qui n’y croient pas n’ont qu’à s’abstenir.

Par ailleurs, l’Islam est multidimensionnel même s’il reste immuable dans ses piliers fondamentaux qui sont au nombre de cinq. La manière de le pratiquer diffère cependant selon que l’on soit à Téhéran, en Albanie ou au Sénégal. Les aspects culturels liés à l’habillement en fonction des contrées ne doivent pas servir de prétexte pour tenter de discréditer un guide religieux.

La société sénégalaise a certes ses défauts, mais elle reste non-violente. Et elle vient, encore une fois, de le démontrer.

Assane Samb

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