Au Sénégal, Alpha Condé veut améliorer la solidarité régionale

Le président guinéen, Alpha Condé, poursuit sa visite officielle au Sénégal où il est arrivé jeudi et qui prendra fin ce dimanche 9 août. A cette occasion, il est revenu sur le différend qui a opposé la Guinée et le Sénégal au plus fort de l’épidémie d’Ebola, lorsque le Sénégal avait décidé de fermer ses frontières. Il s’est également exprimé sur l’élection présidentielle dans son pays qui aura lieu dans deux mois.

Le Sénégal et la Guinée partent de loin. La fermeture des frontières terrestres imposée de manière unilatérale par le Sénégal à deux reprises, en mai puis en août 2014, avait jeté un froid diplomatique entre les deux pays. Le président guinéen s’était alors indigné et avait menacé de suspendre les exportations de fruits vers le Sénégal mais aujourd’hui la crise semble être derrière. La page est désormais tournée, a expliqué Alpha Condé, mais il souhaite que les pays africains fassent preuve de plus de solidarité à l’avenir, qu’il s’agisse d’enjeux sanitaires ou sécuritaires.

Pour Alpha Condé, « on manque de solidarité. Lorsqu’il y a un problème dans un pays, les autres pays peuvent aussi être touchés par le même problème. Ce que nous devons cultiver, c’est la solidarité au niveau des pays africains et ainsi, lorsqu’un pays a un problème, on se concerte pour savoir si c’est le problème de chacun. Boko Haram, c’est le problème de tout le monde. Ebola, c’est le problème de tout le monde. La grippe, c’est le problème de tout le monde. Je pense qu’on va vers cela.

« Nous n’avons pas été contents avec les problèmes de frontières, mais les choses sont normalisées et il n’y a aucun problème aujourd’hui entre le président Macky Sall et moi. Vous avez vu, hier, la communion entre le peuple de Guinée et le peuple sénégalais. Tout le monde est content en Guinée de voir cela. Les présidents passent, les peuples restent. Je n’ai jamais fait trois jours dans un pays en visite officielle. C’est la première fois que je fais trois jours. C’est pour montrer réellement qu’il n’y a pas de problème pour le Sénégal ; qu’avec moi, on n’a pas de problèmes et que les peuples sénégalais et guinéen n’ont pas de problèmes », a encore expliqué le président guinéen.

« Pas d’ingérence de la communauté internationale »

A deux mois de l’élection présidentielle en Guinée, les blocages avec l’opposition persistent, concernant notamment la composition de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et les délégations spéciales. A Dakar, Alpha Condé a également annoncé qu’il souhaitait une élection libre et transparente mais que l’élection se fera avec ou sans l’opposition.

La communauté internationale devra, quant à elle, s’abstenir de toute ingérence, a-t-il prévenu. « Nous irons aux élections le 11 octobre et nous ferons tout pour que tout le monde aille aux élections et ceux qui ne veulent pas aller aux élections, n’iront pas. Nous ne sommes plus dans une période de transition. Donc, la Guinée va résoudre ses problèmes par elle-même.

« Nous sommes pour la collaboration, explique encore M. Condé, mais plus personne ne viendra nous dicter ce qu’il faut faire parce que nous avons souffert pendant les élections législatives. Les autorités de l’Union européenne sont venues se substituerà la Céni. En fait, elles sont venues en disant : c’est notre argent. Cela aussi, c’est fini. Par conséquent, ce n’est pas l’avis de la communauté internationale qui sera fondamental », a enfin tenu à souligner le président guinéen.

Rfi

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