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Autonomisation économique des femmes- Les  acteurs se penchent sur les défis et les meilleures pratiques

La Banque mondiale, en partenariat avec l’Association des juristes sénégalaises, a organisé un atelier de deux jours d’échanges, d’information et d’expériences sur les défis et les meilleures pratiques pour faire progresser les droits et les politiques des femmes et promouvoir l’égalité.  

Sophie Naudeau, responsable secteur développement humain du bureau de la BM à Dakar, a indiqué qu’au Sénégal, son institution adopte une approche stratégique à l’intégration du genre dans ses travaux et activités, en tenant compte des questions et des domaines qui posent encore des obstacles à une pleine égalité entre hommes et femmes. Elle l’a fait savoir,  hier à Dakar, lors d’un atelier de partage et d’échanges sur le rapport de la Banque mondiale « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit ». Pour elle, la BM croit que l’égalité des genres est une thématique transversale à prendre en considération dans le cadre du développement, afin de mettre fin à la pauvreté extrême et à promouvoir une prospérité partagée. L’inégalité est une cause fondamentale de la pauvreté, ainsi les politiques d’inclusion aident à éviter la marginalisation et l’exploitation des femmes. « En dehors de la croissance économique, l’égalité et l’inclusion des femmes est un objectif louable en soi, car les femmes représentent plus de 50% de la population mondiale. Les économies sont plus résilientes lorsque tous les membres de la société sont engagés dans le développement économique », a-t-elle souligné. D’après la responsable secteur développement humain, les gouvernements et les sociétés doivent adopter une approche multidimensionnelle pour réduire les inégalités et promouvoir l’autonomisation politique et économique des femmes. A cet effet, elle a ajouté que l’autonomisation des femmes entraine plus de politiques et de programmes visant à assurer, par exemple, la garde des enfants, les soins médicaux et la protection des femmes contre la violence. « Dans plusieurs régions du monde, la participation et la capacité productive des femmes restent toutefois limitées, et elles continuent d’être victimes de discrimination et d’obstacles. Ces inégalités entravent le développement, freinent la prospérité économique et compromettent la compétitivité nationale », a souligné  Mme Sophie Naudeau.

Toutefois, le rapport : « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2016  », a  analysé que dans les 173 économies, 90% ont au moins une loi qui entrave la capacité des femmes à poursuivre des opportunités économiques. Selon la source, l’ensemble de données ont montré que les politiques gouvernementales peuvent limiter la pleine participation économique des femmes à travers des lois inégalitaires. Et de poursuivre, en éclairant les recherches et les discussions politiques sur l’état des opportunités et des résultats économiques des femmes, les données mettent en exergue l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à générer des données objectives et exploitables, et d’accroître les connaissances sur l’égalité des genres. Cette rencontre de deux jours vise à renforcer les acteurs de la société civile au Sénégal à travers l’échange d’information et d’expériences sur les défis et les meilleures pratiques pour faire progresser les droits et les politiques des femmes et promouvoir l’égalité.

Zachari BADJI

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