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AUTOSAISINE DU PROCUREUR SUR LE PROTOCOLE DE REBEUSS La Justice actionnée pour un règlement de compte politique

  • Date: 19 juillet 2016

La bataille politique contre Idrissa Seck, le leader du parti Rewmi, entre dans une seconde phase. Après les déballages et autres révélations sur le montant du protocole faites par Me Ousmane Sèye, Nafissatou Diop et Oumar Sarr, un ancien du parti, l’État a décidé d’actionner la Justice par le billet du procureur de la République.

Précisons, d’emblée, que nous ne croyons nullement que le Procureur se soit autosaisit dans cette affaire. Du fait de son caractère très sensible et complexe, nous avons peur, sauf erreur de notre part, que c’est le président de la République, lui-même, en vertu du principe d’hiérarchie qui lie le Parquet et le soumet aux instructions du ministère de la Justice, qui a demandé à ce dernier, d’engager l’action judiciaire. Donc, il est clair, pour nous, que Macky est derrière. Cependant, une telle procédure se heurte à un obstacle d’ordre juridique mais aussi pratique.

Le premier obstacle d’ordre juridique, c’est le non-lieu dont Idy avait bénéficié dans le cadre de l’Affaire dite des chantiers de Thiès. Le Maire de Thiès avait été blanchi alors et nous ne pensons pas que les nouvelles révélations faites dans la presse puissent être assimilées, derechef, à des faits nouveaux. Le juge d’instruction étant, en principe, mieux informé que la presse sur les dossiers qu’il a en instruction. Mieux, c’est un ancien Premier ministre qui bénéficie du privilège de juridiction.

Toutefois, si les obstacles juridiques sont surmontés, il restera celui que nous avons qualifié de pratique et qui tient au fait que seuls Wade et Idy détiennent la vérité. Tant que ces deux anciens compagnons n’auront pas décidé de communiquer sur l’affaire, les choses risqueront de rester à l’état zéro. Il y a, en effet, beaucoup de questions liées à l’existence de ces fonds, à leurs montants, à leur appartenance, à leur destination, à la nature du protocole s’il existe, à la responsabilité du ministre des Finances de l’époque, seul ordonnateur des dépenses, etc.

Il se peut, maintenant que Wade, dépité par les attaques d’Idy contre Karim depuis sa libération controversée, ait décidé de communiquer. Et cela pourrait changer un certain nombre de choses si et seulement si, il détenait des preuves irréfutables. Macky pourrait avoir été encouragé par Wade. L’audition des témoins à charge comme Samuel Sarr n’y changerait rien. Ce ne sera pas, forcément, la fin du système solaire.

En tout état de cause, la justice, encore une fois, vient d’être mise à contribution dans une bataille politique. La neutralisation ou liquidation de Idy a été un rêve longtemps caressé par Wade, il a eu du mal à le réussir même s’il a, par moment, gravement entaché sa crédibilité.

Après Karim, Macky vient de chercher à avoir la tête d’un ancien Ministre de Wade. À la différence que non seulement ce dernier était son supérieur hiérarchique directe dans le gouvernement qu’ils ont partagé avant avril 2004, mais qu’il s’agit d’un ancien Premier ministre aux sorties gênantes et qui est détenteur de nombreux secrets d’État. La bataille engagée pourrait être l’occasion de nombreux déballages et violations du secret et de la raison d’État.

Qu’importe, le jeu politique en vaut la chandelle aux yeux de nos dirigeants, car, après le Parti démocratique sénégalais (Pds), Macky sait ce que c’est d’occuper un adversaire politique et de l’empêcher de jouer son rôle d’opposant.

Et sauf intervention de guides religieux, nous ne voyons pas Macky reculer au risque de plonger le Sénégal dans l’émergence de polémiques, la seule qui est prometteuse à l’ avenir.

Idy pourrait être arrêté dans les prochaines heures. C’est cela la réalité de la situation. Et il doit se préparer à faire face et surtout d’éviter l’erreur d’être diverti au point d’être compromis comme…Karim.

Assane Samb

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