autosuffisance céréalière

Autosuffisance céréalière Le riz, après l’arachide ?

Après nos prouesses de cette année dans la production de l’arachide, allons-nous également vers des records pour le riz local ? C’est bien possible. Mais à condition de poser le bon diagnostic.L’offre nationale de riz au Sénégal est d’environ 250 mille tonnes dont 75% proviennent de la Vallée du fleuve Sénégal. La mise en marché effective de la production locale tourne autour de 50% de cette offre, soit 125 MT. La demande est estimée à près d’1 million de tonnes. Il y a donc un gap de près de 875 MT.
Avec un taux de couverture inférieure à 15%, les importations sont inévitables. L’autosuffisance et la compétitivité par rapport aux importations sont les principaux défis de la filière du riz local. Donc la prudence est de mise. Pour éviter les risques de pénurie.
Mais selon les experts, le problème avec le riz local se trouverait au niveau de l’homogénéité, granulométrique, et de la qualité. Il souffrirait de son absence de notoriété et de la méconnaissance des ménagères sur la façon de le préparer. Il demande, en effet, un lavage plus abondant que le riz importé, ce que nombre de ménagères ignorent encore et qui les pousse à s’approprier le riz importé.
Il sera difficile pour le riz local de devenir compétitif par sa seule vente. Le prix de vente au détail du riz local, notamment dans les villes, est ainsi fortement corrélé au prix de la brisure ordinaire importée et tant qu’il n’y aura pas de mécanismes de protection tarifaire pour réguler les importations, le prix du riz local sera toujours indexé sur le prix du riz importé.
Les entretiens avec les importateurs et grossistes révèlent que les critères de qualité auxquels le consommateur est le plus attaché, concernant la brisure, tiennent d’abord à la propreté du produit (absence de corps étrangers, de grains noirs, de poussière,…) et à son homogénéité (homogénéité variétale et de la granulométrie, c’est-à-dire absence de mélange entre brisure et riz entier). Ce dernier critère est particulièrement important en milieu urbain, où les ménagères n’ont pas le temps de procéder au triage manuel du riz.
Ce faisant, l’option production toute seule n’est pas une option. Pour la relance, il faut d’abord garantir un prix rémunérateur aux riziculteurs et rendre le produit compétitif.C’est la seule façon d’arriver à l’autosuffisance.

Cébé

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