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Avec le terminal a conteneur et la constreuction du port du futur:Les Emirats lorgnent du côté de Diass

Les Emirats Arabes Unis investissent le Sénégal. Après le terminal à conteneurs et la construction du port du futur, voici que les nouveaux conquérants venus du Moyen-Orient envahissent l’univers économique sénégalais. Cette fois, les émirs de Dubaï visent encore plus haut en voulant transformer une bonne partie de la communauté rurale de Diass, en zone économique prospère, pilier du développement au Sénégal.

Source : Sudonline

On ne le savait pas, mais le port du futur n’a jamais été le seul défi à relever par les Emirats au Sénégal. Dp Word de Dubai qui a obtenu une concession pour la réalisation du nouveau terminal à conteneurs du Port Autonome de Dakar et la construction du Port du Futur pour un investissement de plus de 654 milliards FCFA, ne compte pas s’arrêter à ce projet-là dans son objectif de s’imposer dans l’univers économique sénégalais. En effet, le Jafza international, une de ses filiales, sœur du groupe, s’apprête à son tour à réaliser au Sénégal une zone économique unique en Afrique d’ici à 2008. C’est dans la communauté rurale de Diass, à quelques encablures du nouvel aéroport Blaise Diagne, que devrait être réalisé un autre fleuron de l’industrie sénégalaise : une nouvelle zone économique.

L’annonce a été faite par Chuck Heath, Directeur des opérations internationales de Jafza, un des responsables du puissant groupe maritime des Emirats Arabes Unis. C’était lors de la rencontre avec la presse sénégalaise invitée à Dubai la semaine dernière. L’Afrique est-elle un nouveau marché pour les grandes entreprises des Emirats Arabes Unis ? Au moment où l’opinion nationale versait dans une polémique passionnée concernant l’attribution du terminal à conteneurs au Port de Dakar à cette grosse pointure émirati, il apparaissait ainsi que les ambitions des opérateurs émirati étaient bien plus grandes.

Lors de son face à face avec la presse sénégalaise, le directeur des opérations de Jafza s’est largement expliqué sur les contours de cette nouvelle zone économique. En faisant la genèse, il a déclaré que la faisabilité d’une zone économique de portée internationale répondant aux objectifs économiques du Sénégal était à l’étude depuis deux ans. Les premiers résultats ont été présentés, il y a un an au Président Wade, à son ex-Premier ministre et aux différents ministres concernés. Toujours selon le responsable de la société Jafza déterminé à démontrer la fiabilité de ce projet, ils ont pu ensuite étudier les zones supplémentaires et établir les recommandations qui s’imposaient pour sa matérialisation.

Une zone industrielle du troisième millénaire

S’expliquant largement sur l’avancée de ce projet encore méconnu du peuple Sénégalais, le manager du groupe Jafza a révélé que c’est au terme de la deuxième phase de l’étude de faisabilité que leur compagnie a proposé un protocole d’accord portant sur la création de cette zone économique nouvelle qui sera située à quelque 35 km de la capitale. Cette zone où est prévu un projet couvre 10.000 hectares adjacents au nouvel aéroport de Dakar.

Le plan de masse du site a été fait et il ne resterait que la finalisation du protocole d’accord relatif à la concession. L’état d’avancement du dossier en discussion permet d’envisager, selon le porte-parole de la société Jafza, la signature de l’accord final à la fin de l’été 2007. Chuck Heath a également indiqué que ce projet sera une zone économique « unique en Afrique » dans la mesure où il s’agira d’une zone spéciale intégrée au tissu industriel et économique. L’autre aspect spécifique soulevé concerne l’organisation spatiale qui sera partagée entre une zone franche, une zone industrielle et une zone de services administratifs.

Tout comme il y est prévu d’autres zones pour la logistique, le tourisme et de loisirs sans compter la cité résidentielle. Le groupe Jafza ne compte pas s’arrêter à mi-chemin en initiant un projet qui tourne le dos à l’environnement rural immédiat. En effet, toujours selon toujours le Directeur des Opérations Internationales, le projet intègre l’ensemble des villages compris dans le projet global. Les populations locales pourront bénéficier ainsi directement des retombées de ce programme de rêve. Quant au chronogramme de sa réalisation, Chuck Heath a déclaré que les travaux devront démarrer en début 2008 et l’exploitation deux années plus tard ; soit en 2010.

Quid maintenant de sa localisation dans une communauté rurale déjà bien fournie en grands projets ? Le Directeur des Opérations Internationales de Jafza nous apprend que le site identifié est compris entre l’aéroport Blaise Diagne et l’océan sur une superficie de 10.000 hectares et son groupe envisage d’entretenir les meilleures relations possibles avec le voisinage. Sans se prononcer sur une évaluation de la zone franche industrielle existant actuellement et qui n’aurait pas donné des résultats escomptés, le responsable de la société émirati a tenu à souligner l’expertise de son groupe qui détient plusieurs grandes zones économiques à travers le monde et qui en connait bien le mode de fonctionnement et d’exploitation.

Dans le cas du Sénégal où ils ont effectué des études « approfondies » pour la création d’une zone économique, ils sont déjà en contact avec le réseau de leurs clients. Un budget estimatif de 800 millions de dollars a été mis à disposition dans la perspective de ce projet, a-t-il ajouté ; avant de conclure que cette enveloppe pourrait évoluer selon la taille et les incidences du projet sur le plan national et international.

uin 2007 | 352 lectures

Les Emirats Arabes Unis investissent le Sénégal. Après le terminal à conteneurs et la construction du port du futur, voici que les nouveaux conquérants venus du Moyen-Orient envahissent l’univers économique sénégalais. Cette fois, les émirs de Dubaï visent encore plus haut en voulant transformer une bonne partie de la communauté rurale de Diass, en zone économique prospère, pilier du développement au Sénégal.

PORT AUTONOME DE DAKAR – PAD

On ne le savait pas, mais le port du futur n’a jamais été le seul défi à relever par les Emirats au Sénégal. Dp Word de Dubai qui a obtenu une concession pour la réalisation du nouveau terminal à conteneurs du Port Autonome de Dakar et la construction du Port du Futur pour un investissement de plus de 654 milliards FCFA, ne compte pas s’arrêter à ce projet-là dans son objectif de s’imposer dans l’univers économique sénégalais. En effet, le Jafza international, une de ses filiales, sœur du groupe, s’apprête à son tour à réaliser au Sénégal une zone économique unique en Afrique d’ici à 2008. C’est dans la communauté rurale de Diass, à quelques encablures du nouvel aéroport Blaise Diagne, que devrait être réalisé un autre fleuron de l’industrie sénégalaise : une nouvelle zone économique.

L’annonce a été faite par Chuck Heath, Directeur des opérations internationales de Jafza, un des responsables du puissant groupe maritime des Emirats Arabes Unis. C’était lors de la rencontre avec la presse sénégalaise invitée à Dubai la semaine dernière. L’Afrique est-elle un nouveau marché pour les grandes entreprises des Emirats Arabes Unis ? Au moment où l’opinion nationale versait dans une polémique passionnée concernant l’attribution du terminal à conteneurs au Port de Dakar à cette grosse pointure émirati, il apparaissait ainsi que les ambitions des opérateurs émirati étaient bien plus grandes.

Lors de son face à face avec la presse sénégalaise, le directeur des opérations de Jafza s’est largement expliqué sur les contours de cette nouvelle zone économique. En faisant la genèse, il a déclaré que la faisabilité d’une zone économique de portée internationale répondant aux objectifs économiques du Sénégal était à l’étude depuis deux ans. Les premiers résultats ont été présentés, il y a un an au Président Wade, à son ex-Premier ministre et aux différents ministres concernés. Toujours selon le responsable de la société Jafza déterminé à démontrer la fiabilité de ce projet, ils ont pu ensuite étudier les zones supplémentaires et établir les recommandations qui s’imposaient pour sa matérialisation.

Une zone industrielle du troisième millénaire

S’expliquant largement sur l’avancée de ce projet encore méconnu du peuple Sénégalais, le manager du groupe Jafza a révélé que c’est au terme de la deuxième phase de l’étude de faisabilité que leur compagnie a proposé un protocole d’accord portant sur la création de cette zone économique nouvelle qui sera située à quelque 35 km de la capitale. Cette zone où est prévu un projet couvre 10.000 hectares adjacents au nouvel aéroport de Dakar.

Le plan de masse du site a été fait et il ne resterait que la finalisation du protocole d’accord relatif à la concession. L’état d’avancement du dossier en discussion permet d’envisager, selon le porte-parole de la société Jafza, la signature de l’accord final à la fin de l’été 2007. Chuck Heath a également indiqué que ce projet sera une zone économique « unique en Afrique » dans la mesure où il s’agira d’une zone spéciale intégrée au tissu industriel et économique. L’autre aspect spécifique soulevé concerne l’organisation spatiale qui sera partagée entre une zone franche, une zone industrielle et une zone de services administratifs.

Tout comme il y est prévu d’autres zones pour la logistique, le tourisme et de loisirs sans compter la cité résidentielle. Le groupe Jafza ne compte pas s’arrêter à mi-chemin en initiant un projet qui tourne le dos à l’environnement rural immédiat. En effet, toujours selon toujours le Directeur des Opérations Internationales, le projet intègre l’ensemble des villages compris dans le projet global. Les populations locales pourront bénéficier ainsi directement des retombées de ce programme de rêve. Quant au chronogramme de sa réalisation, Chuck Heath a déclaré que les travaux devront démarrer en début 2008 et l’exploitation deux années plus tard ; soit en 2010.

Quid maintenant de sa localisation dans une communauté rurale déjà bien fournie en grands projets ? Le Directeur des Opérations Internationales de Jafza nous apprend que le site identifié est compris entre l’aéroport Blaise Diagne et l’océan sur une superficie de 10.000 hectares et son groupe envisage d’entretenir les meilleures relations possibles avec le voisinage. Sans se prononcer sur une évaluation de la zone franche industrielle existant actuellement et qui n’aurait pas donné des résultats escomptés, le responsable de la société émirati a tenu à souligner l’expertise de son groupe qui détient plusieurs grandes zones économiques à travers le monde et qui en connait bien le mode de fonctionnement et d’exploitation.

Dans le cas du Sénégal où ils ont effectué des études « approfondies » pour la création d’une zone économique, ils sont déjà en contact avec le réseau de leurs clients. Un budget estimatif de 800 millions de dollars a été mis à disposition dans la perspective de ce projet, a-t-il ajouté ; avant de conclure que cette enveloppe pourrait évoluer selon la taille et les incidences du projet sur le plan national et international.


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