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Avortement médicalisé : Les acteurs butent sur la législation et ….

L’avortement médicalisé tarde à être effectif au Sénégal, malgré que notre pays ait signé le Protocole à la Charte africaine aux droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes qui leur donnent le droit d’avorter si leur santé est menacée. L’Association des Femmes juristes  (AJS) a tenu un atelier de renforcement de capacités des journalistes pour partager les acquis et les obstacles auxquels les acteurs font face.

 Le Sénégal a depuis 2004 ratifié le Protocole à la Charte africaine aux droits de l’homme et des peuples, relatif aux droits des femmes qui leur donnent le droit d’avorter si leur santé est menacée. Cependant, la loi pénale sénégalaise considère toujours l’avortement provoqué comme une infraction grave.

Selon les statistiques, la mortalité maternelle est élevée, avec 8% de décès maternels liés aux avortements à risque qui représentent 50% des motifs d’admission en urgence dans les maternités  de référence et sont placés au cinquième rang. Chaque jour, trois femmes meurent en donnant la vie et 30 autres présentent des affections handicapantes.

Ces chiffres alarmants ont poussé les acteurs de la société civile, comme l’Association des Femmes juristes, à mener des activités dans le but de faire face à ce fléau.

Ainsi, ces acteurs ont énuméré des contraintes comme la législation défavorable à l’atteinte de leurs objectifs. Il s’agit aussi de l’environnement socioculturel et religieux peu favorable, insuffisance de l’engagement de certains acteurs clés et la déformation du message de la task-force par certaine presse.

Des acquis comme l’acceptation, l’adhésion, l’appropriation, l’engagement des familles et  des religieux engagés ont été réalisés.

Pour y arriver, les acteurs comptent trouver un consensus pour l’harmonisation de la législation avec les engagements internationaux du Sénégal, assurer la mise en œuvre et un bon encadrement de la loi sur l’avortement médicalisé quand elle sera votée.

L’avortement non médicalisé se fait par injection d’agents caustiques, injection de solution à base de plantes, aspiration manuelle,  dilatation, choc hémorragique et un avortement incomplet.

Selon la juriste Khady Ba de l’AJS, il y a une contradiction entre les engagements internationaux et la législation interne. « Le statut légal de l’avortement n’a aucun effet sur le besoin qu’a la femme d’un avortement. Les restrictions légales à l’avortement ne réduisent donc pas nécessairement le nombre d’avortements. En revanche, le statut fait que l’avortement est sans risque », fait savoir la juriste.

Ngoya NDIAYE

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