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Aylan (…), syrien n’arrête ba-CHAR…! (Par Alban)

Quand j’ai vu la photo du corps sans vie d’Aylan Kurdi, jeune syrien âgé d’à peine 3 ans, gisant sur le sable de la plage turque de Bodrum et qui a mis (enfin) un visage sur le drame que vivent les migrants, prêts à mourir pour quitter leur pays(aujourd’hui à feu et à sang !) et rejoindre les côtes européennes, j’ai pensé, très fort, à mes propres garçons, qui ont la chance de vivre dans un pays africain et en paix. Je les imaginais à la place de ce petit bout de chou innocent, dont la mort, une incommensurable tragédie humaine, ne résulte que de l’immonde égocentrisme du massacreur de peuple, la copie conforme de son père Hafez, Bachar- al–Assad. Bourreau d’enfants !

Et c’est connu, depuis des lustres, qu’un grand nombre d’enfants meurent à cause de la barbarie de Ba-char et de l’inaction du reste de l’humanité, mais avec cette image glaçante, choquante, insupportable, indigne de l’Humanité, du cadavre du garçonnet, le visage enfoui dans le sable d’une plage, on est brusquement passé d’une indifférence vaguement compassionnelle à un tsunami émotionnel et irrationnel. Et pour cause : Aylan aurait pu vivre, aller à l’école, danser et rire, jouer et dessiner des rêves comme certainement le font les enfants de Ba-char, mais hélas (et las !) c’est sans compter avec cette guerre sans merci contre son peuple de l’assassin Assad.

Son instinct pouvoiriste (surtout celui de survie de son clan chiite alaouite minoritaire) bâti sur la stratégie « c’est moi ou le chaos», une sorte de permis de tuer (délivré par l’Europe et l’Oncle Sam), a provoqué la mort de plus de 240 000 personnes et a poussé plus de quatre millions d’autres à l’exil. Une effroyable responsabilité qu’il partage avec d’autres barbares sans nom, sans foi ni loi, que sont les hordes de l’organisation État Islamique, qui tiennent le terrain et agissent au nom d’un Allah importé.

Il n’y’a pas d’autre échappatoire pour les Migrants que d’émigrer, même si la mort est au bout ! Pour eux, les images et histoires de ceux qui ont réussi marquent davantage que celles de ceux qui ont péri. Un comble !

La question incontournable: Jusqu’à quand ce jeu ridicule de guerre, de conflit, de la misère économique et tout ce qu’on voudra de Ba-char-al-Assad, va-t-il continuer ? La question se pose ainsi, car cette guerre en Syrie qui a débuté en 2011 après quelques grandes manifestations pacifiques contre le fils de Hafez durement réprimées par le régime, et qui se sont transformées en conflit civil dans lequel plusieurs camps s’affrontent aujourd’hui, rebelles, régime, djihadistes de diverses factions, Kurdes, a conduit à une telle situation: Les bombes, les assassinats, le sang et les morts.

Que l’on ne s’y trompe toutefois pas : si certains braillards anachroniques (eux-mêmes issus de la migration !), complètement à l’opposé de l’incroyable Mme Merkel, parlent de « fuite d’eau » à propos de ces bateaux-cercueils chargés jusqu’à la gueule de morts et de vivants, devant des publics hilares, ou d’autres qui crient « on est chez nous » , « appellent à errer » pour mieux «buzzer » sur un éventuel « appel d’air », refusent de voir la réalité en face et veulent construire des murs, fermer les frontières pour leurs territoires pourtant en déclin démographique poussé et autres billevesées, ce n’est pas seulement qu’ils ont un regard manichéen sur les migrants; c’est parce qu’ils ne comprennent pas que cette crise migratoire en Méditerranée, ces grands mouvements de population opprimées ne s’arrêteront pas tant que l’on soignera les symptômes et non les causes. L’exemple de la Hongrie qui a fini d’installer une clôture constituée de trois spirales superposées de fils de fer barbelés, le long de ses 175 km de frontière avec la Serbie, également une palissade de quatre mètres de haut complète le dispositif pour empêcher l’entrée des migrants, l’illustre bien.

Il ne s’agit point de transférer le Moyen-Orient en Europe mais seulement  d’avoir conscience que ce n’est pas en se cachant dans son trou que l’animal humain pourra survivre. Ces postures sont aussi une preuve supplémentaire d’un sentiment majoritaire dans les pays occidentaux : « un enfant qui meurt est une tragédie, un million de réfugiés qui souffrent sont une menace» !

Alors honte à eux pour leur politique à la petite semaine, j’y vais, j’y vais pas, j’attends…. honte à ces gouvernants ! C’est sans doute ce qui explique leur litanie de petites phrases de fausse compassion qui nous écœurent, nous fendent le cœur et nous meurtrissent l’âme. Un écran de fumée pour masquer juste leur inaction intolérable. Détourner le regard, s’émouvoir ne suffisent plus, il faut se mouvoir car cet attentisme mortifère profite aux passeurs sans scrupules (ces « petites mains » d’un gang de trafic d’êtres humains), à la mafia des services de Ba-char qui organisent cette tuerie, cet exil aux proportions bibliques.

Cette attitude des politiques, qui ne cherchent qu’à éluder le problème au travers de belles paroles, me révulse. Il faut que la terrible et désormais tristement célèbre photo d’Aylan, rejeté par la mer sur le sable de Bodrum, ravive quelques consciences avachies mais aussi interpelle les dirigeants occidentaux, leur donne plus de détermination à affronter « leur opinion publique nationale » shootée aux discours les plus démagogiques.

J’ai entendu avec faveur la décision du Président Hollande de mener des frappes aériennes sur Damas. Mais plus globalement, il appartient aux alliés occidentaux (l’ONU et son bras armé, l’OTAN) de faire le job : Mettre Assad (et ses alliés Russes, japonais et Iraniens) hors d’état de nuire. Il est « la racine du problème » et n’a aucun rôle à jouer dans le futur de la Syrie.

Requiem pour le petit Aylan ! C’est à notre conscience aujourd’hui malmenée, à notre abyssale honte, que son funeste sort, et une mort bien plus injuste encore nous renvoie, tel le plus accablant des miroirs, en définitive.

Pour une question sécuritaire, une urgence humanitaire, le peuple syrien ne peut être abandonné sinon demain, ce sera un autre peuple qui subira le même sort. Si rien (syrien) n’est fait pour rassembler« une véritable coalition internationale capable de détruire le fanatisme et de faire évoluer le régime de Damas », il n’y aura plus de peuple syrien en Syrie.

aliounebadaraniangjunior@gmail.com

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