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Bacar Dia : « Nous soutenons Me Wade pour un idéal ! »

Aucun militant du Front populaire ne figure sur les listes de la Coalition Sopi 2007 pour les élections législatives. Pour autant, le Dr Bacar Dia va battre campagne pour accorder au président de la République une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Son soutien au chef de l’État, Me Abdoulaye Wade, est inconditionnel. Par ailleurs, il estime que le Sénégal doit se doter d’un nouvel avion de commandement pour que le Sénégal puisse réaliser ses ambitions diplomatique et économique. Entretien.

Source : Le Soleil
Deux sujets étaient à l’ordre du jour de la conférence de presse organisée par le Front populaire, samedi dernier, aux Almadies : le débat sur l’opportunité de l’acquisition d’un nouvel avion de commandement et la préparation des élections législatives. D’emblée, M. Bacar Dia, ministre de l’Information, Porte-parole du gouvernement, a tenu à préciser qu’il parlait en tant que secrétaire général du Fp. « Un avion qui a plus de 25 ans d’âge devrait être réformé, ne serait-ce que pour des problèmes de sécurité. Au-delà de cet argument, cette question suscite deux autres problèmes : nos ambitions diplomatiques et la souveraineté nationale », a déclaré le Dr Dia en préambule. « Il nous faut nous doter des moyens de nos ambitions, si nous voulons continuer à jouer le rôle qui est le nôtre sur la scène internationale. Cette question est urgente, elle est d’actualité, à l’ordre du jour. Je veux être clair à ce sujet : il y a urgence à nous doter d’un nouvel avion de commandement. On ne peut retarder ce que j’appelle l’acquisition d’un instrument majeur de souveraineté », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les raisons qui justifient cette position du Front populaire, il a rétorqué à ses interlocuteurs que les Sénégalais doivent se poser la question de savoir s’il est logique de demander à des pays comme le Maroc, la Libye ou le Nigeria, « de nous prêter un aéronef pour aller à des réunions où nous serions susceptibles d’avoir des positions divergentes. Il nous faut refuser d’être des parasites », a-t-il estimé, ajoutant que « l’actuel avion a traversé les régimes. Un nouvel appareil n’appartiendra pas à une personne, mais au Sénégal ; ce n’est pas un luxe, mais un instrument de travail incontournable. » Il a aussi rappelé ce qu’un avion de commandement peut rapporter aux points de vue économique et diplomatique. Il s’est insurgé contre « les défenseurs de l’avion stop », et a jugé que « ce débat est politique et nécessite des réponses politiques ; c’est une question de décence… »

L’autre sujet de la conférence de presse avait trait aux échéances électorales. Un débat s’est fait jour au sein du Front populaire après la publication de la liste des candidats à la députation de la « Coalition Sopi 2007 » en raison du fait qu’aucun de leurs militants n’y figure. Sur ce point, le Dr Bacar Dia s’est voulu clair : « lors de notre dernier congrès, sous la présidence de Me Wade, nous avions clairement dit que notre soutien était sans conditions. Donc, que nous soyons absents ou présents, il nous faut être conséquents. Notre seule ambition est de doter le président de la République d’une majorité à l’Assemblée nationale. Nous n’avons rien négocié. J’ai dit aux camarades (les militants du Fp – Ndlr) qu’ils ne sont pas meilleurs que les centaines de milliers de Sénégalais qui ont répondu à l’appel du Sopi et qui, pourtant, ne sont pas sur les listes. Ces hommes et femmes qui sont sur les listes de la coalition sont nos candidats », a-t-il martelé, ajoutant que son parti fait partie des plus vieux alliés du président de la République.

« Le Pds est un grand parti et nous souhaitons atteindre un jour son poids. Le Sopi n’appartient plus au seul Pds ; il est devenu un instrument de transformation sociale », précise-t-il, sans oublier de féliciter celui qui, à ses yeux, « abat un travail énorme ». Pour le porte-parole du gouvernement, « les enjeux sont plus importants que de pérorer autour de notre absence sur la liste des candidats à la députation. L’essentiel est de bâtir une confortable majorité. La grandeur et la générosité dans l’action sont les valeurs qui guident nos pas. Les épreuves sont éphémères, mais les leçons qu’on en tire sont éternelles. Encore une fois, je n’ai rien négocié avec le chef de l’État pour lui accorder notre soutien ; même pour être ministre, il n’y a pas eu de discussion. »

S’exprimant sur la décision d’une partie de l’opposition de boycotter les législatives, il juge que c’est son droit. Mais l’idée d’un boycott actif ne devrait pas aller à contre-courant de la légalité. Il a rappelé que ce n’est pas une nouveauté au Sénégal, mais, juge-t-il, « l’énergie qu’on peut mettre dans un boycott, on peut le mettre dans la participation ». Il a balayé d’un revers de main les arguments d’une partie de l’opposition au sujet de la sincérité de la dernière présidentielle. Pour preuve, « les Sénégalais sont allés au travail le lendemain, ce qui prouve qu’ils avaient la conscience que leur volonté n’avait pas été détournée… ».


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