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BACARY BADIANE, PRESIDENT DE LA FENAPES SUR LA SITUATION DE L’UNIVERSITE- «OU LES ENSEIGNANTS VEULENT ENSEIGNER ET ENSEIGNENT. A DEFAUT, QUE LE GOUVERNEMENT FERME LES CLASSES»

  • Date: 1 avril 2016

Une sévère mise en garde aux enseignants et au gouvernement afin que chacun prenne ses responsabilités et s’assume. Voilà ce que demande le président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Sénégal (Fenapes). «Ou bien les enseignants veulent enseigner et alors qu’ils prennent leurs responsabilités et aillent enseigner. A défaut que le gouvernement prenne ses responsabilités et décide de fermer les classes». Tel est le jugement de Bacary Badiane sur la crise université.

La situation qui sévit actuellement dans l’enseignement supérieur ne laisse pas perplexe la Fédération nationale des associations des parents d’élèves du Sénégal (Fenapes). La Fenapes est du reste particulièrement inquiète du pourrissement de la situation dans les universitaires. Elle souhaite ainsi que le gouvernement et le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) prennent leurs responsabilités pour trouver une issue heureuse à cette crise.

En effet, interpellé sur cette crise, suite au discours musclé et  la mise en garde du ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, Bacary Badiane, le président de la Fenapes, en analysant cette situation désespérante, a dit craindre désormais le pire. «Ou bien les enseignants veulent enseigner et alors qu’ils prennent leurs responsabilités et aillent enseigner. Ou bien, à défaut, que le gouvernement prenne ses responsabilités et décide de fermer les classes», a tonné Bacary Badiane.

«Nos enfants ont un droit, c’est le droit à l’éducation. Et jusqu’à présent, nos enfants ne sont pas en grève, c’est simplement les syndicats et les enseignants qui sont en grève», s’est désolé M. Badiane, avant de renchérir : «Je pense qu’il y a un minimum qui a été fait par l’Etat. Et je continue à dire qu’en matière syndicale, on ne peut pas tout avoir, on ne peut pas attendre que tous les points soient réglés pour arrêter la grève. Ça, ce n’est pas du syndicalisme».

«Dans la crise actuelle, tant que ce sera comme ça, c’est l’Etat qui perd. Ce sont les étudiants qui perdent. C’est tout le monde qui y perd. A présent, au vu de la situation, nous voulons que chacun prenne ses responsabilités. Nous voulons savoir ce que le gouvernement entend faire. Que le ministre nous dise ce qu’il sous entend quand il dit que le gouvernement prendra ses responsabilité. Et nous voulons aussi ce que les syndicalistes veulent faire et s’ils veulent aller jusqu’à une grève générale. Dans tous les cas, s’il y a un minimum de bon sens qui leur reste, alors qu’ils aient pitié de nos enfants. Parce que les seuls perdants, c’est eux», assène-t-il.

«La Fenapes était très inquiète. Car la situation de l’université était complètement perturbée. Ensuite, il y a eu des négociations et le gouvernement et les syndicats se sont accordé sur pas mal d’accords et ont signé un protocole. Il ne restait plus qu’à respecter les engagements. Ce que nous souhaitons aujourd’hui, compte tenu de la situation, parce que le pire guette notre université, c’est que les enseignants retournent en classes et s’occupent de nos enfants», recommande le président de la Fenapes.

Pour Bacary Badiane, «il appartient à l’Etat de mettre les enseignants dans les classes. Et ce n’est pas ce qui se passe. Ce que nous souhaitons, c’est que les deux parties se mettent d’accord, que le gouvernement respecte ses engagements, et que les enseignants sachent qu’ils ont un devoir qui est d’enseigner. Rien de plus. Et c’est le moment pour eux de changer d’attitude, pendant qu’il est temps».

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