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Bacary Domingo Mané Président du Cored

BACARY DOMINGO MANÉ, PRÉSIDENT DU CORED- « Il y a des  visiteurs usurpateurs dans notre métier »

L’artillerie a été bien lourde et porte les sceaux du président du Conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (Cored) qui veut assainir une presse infestée de francs-tireurs. Ils se nomment les « visiteurs usurpateurs ».

« Ils n’ont rien à faire dans ce métier. Ce sont des gens qui viennent sans aucune formation. Ils sont venus chercher de l’argent et veulent ternir le métier », cogne-t-il, sans retenue. « Beaucoup de personnes ont infiltré notre profession, ce beau métier, sans en connaitre la moindre règle, l’éthique et la déontologie », se plaint-il. Mais les gardiens de ces règles ne comptent pas faire la fine bouche, selon le président du Cored. Selon lui, « on ne va pas les laisser faire, il faut assainir le métier ». Puis il propose : « Ce travail doit commencer au niveau des rédactions. Chacun de nous, dans nos rédactions, doit être le gardien du Temple.  Aussi, pour assainir la profession et protéger les citoyens, le président du Cored invite l’État à jouer sa partition à travers le vote du nouveau Code de la presse. « Certes, l’assainissement de cette profession est avant tout l’affaire des professionnels, à travers les cadres qu’ils ont mis en place, mais il doit être accompagné par les autorités étatiques. Et nous pensons que le premier acte à poser est de faire voter le Code de la presse qui renferme un certain nombre de réponses aux nombreuses questions qui assaillent notre métier », avance-t-il. Sous ce rapport, il lance un fort plaidoyer à l’endroit des députés venus massivement à la cérémonie de remise de distinction  à voter sans sourciller le Code de la presse. Pour lui, refuser de voter ledit Code sous le prétexte de la dépénalisation est un faux débat, un miroir aux alouettes.  À cet effet, il pointe du doigt « les députés qui n’ont même pas pris la peine de lire le Code, un document de 78 pages et qui comporte 285 articles » et qui se permettent de refuser de le voter.  Pourtant, relève-t-il, « le Code de la presse contient l’essentiel des solutions pour se libérer de  la précarité de la presse et de ces crieurs publics qui se disent journalistes. Ainsi, le voter ne revient qu’à assainir le secteur car toutes les conditions nécessaires pour appartenir à la corporation y sont définies pour éviter à n’importe qui de se déclarer journaliste. Le Code est bon. S’il y a un blocage, c’est du côté des députés », déclare le président du Cored, Bacary Domingo Mané.  Et de poursuivre : « Nous voulons assainir ce métier. Il n’y aura plus de carte maison mais une  seule carte  nationale de la presse ».

À noter que le  6e anniversaire de Rewmi Quotidien a été marqué par la présence de plusieurs autorités notamment, Awa Guèye 1er Vice-présidente à l’Assemblée nationale, Alioune Fall de la Fondation Servir le Sénégal, le ministre Abdou Latif Coulibaly, entre autres personnalités. Il y avait aussi des artistes comme le groupe « Bideew Bou Bess »,  Pape Diouf leader de la Génération consciente et toute la crème de l’animation sénégalaise, Didier Boubs.

M.BA

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