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Baila Ndiaye, ingénieur chimiste : Sa voiture monoplace suscite l’engouement en Europe

Durant sa tendre enfance, Baila avait la préférence pour les voitures en miniature. A l’âge de 8 ans, par les bricolages, il essaie de monter des voitures avec du fil de fer. Au fil des années, le jeu d’enfance va se muer en rêve. Il fallait donc s’attendre à ce que ce Sénégalais suive une formation approfondie en chimie et en physique. Ses connaissances sur ces disciplines et sa passion  ont été le moteur de la fabrication d’une voiture monoplace à injection électronique.

Baila Ndiaye confesse : le rêve est le moteur de la croissance. Ce Sénégalais qui vit en France est allé jusqu’au bout de ses rêves en les transformant en actes. Il est l’inventeur d’une voiture qui sort des chantiers battus. Il prouve ainsi que la créativité et l’inventivité ne sont pas l’apanage d’un continent ni d’une race. « C’est une monoplace construite autour d’un moteur Bmw moto K 75 à injection électronique piloté par un calculateur Bosch », brosse l’inventeur. La boîte à vitesse de cette voiturette présente des mécanismes apparents à ceux des voitures de course.
L’emplacement de la boîte de changement de vitesse est près du volant. « Elle est dotée d’une direction directe par transfert d’angle avec une assistance hydraulique variable. Je l’ai équipée d’une boîte séquentielle avec un changement de vitesses au volant comme pour les Formules 1 », détaille Bailla Ndiaye qui est responsable de l’entreprise OZ ingénierie basée à Duttelenheim en France. Ce n’est pas la seule innovation. Le jeune Sénégalais apporte une touche originale dans la fabrication de l’anti-patinage qui est un mécanisme incorporé relié au système de freinage et confère une stabilité régulant l’accélération pour limiter la perte d’adhérence des roues. « L’anti-patinage est géré par un calculateur et son  embrayage. Celui est renforcé par le châssis tubulaire léger son rapport poids/puissance. C’est une voiture qui a toute sa place dans des compétitions sportives automobiles », vante Baila Ndiaye. L’invention n’enchante pas seulement son auteur. Elle fait courir beaucoup de passionnés de courses de voitures.

Engouement

Beaucoup  d’adolescents, dit-il, affirment que « Sindièly » répond à leur goût. Certains ont déjà exprimé le besoin de l’acheter. « Il y a un vrai engouement autour de cette voiture. Nous ne faisons pas de doute qu’elle sera bien vendue. Déjà à Paris, des adolescents ont manifesté le désir d’acquérir cette voiture. Nous avons reçu de nombreuses propositions de partenariat en provenance de tous les continents. Cela me conforte que cette invention est une vraie prouesse d’ingénierie », raconte Baila Ndiaye. Dans sa déclinaison actuelle, « Sindièly » n’est pas adapté à l’Afrique. L’auteur pense à mettre au point une voiture plus légère. « Avec le savoir-faire acquis autour de cette réalisation, je vais faire une voiture Low cost pour l’Afrique, une voiture adaptée à nos besoins et surtout accessible », avance-t-il. Peu d’inventions sont le fruit d’un hasard. Elles sont souvent sous-tendues par la recherche de solutions à un problème donné.
La voiture de ce jeune Sénégalais n’échappe pas à cette logique. Une différence tout de même. L’orientation de sa créativité vers la voiture prend ses racines dans ses rêves d’enfance. Baila Ndiaye préférait pour jouets, les voitures en miniature. Le bricolage était aussi un de ses jeux favoris. « Lorsque nous avions 8 ans, nous bricolions des voitures avec du fils de fer. Mais je n’étais pas toujours satisfait de nos bricolages. Aujourd’hui, c’est l’accomplissement d’un rêve », confesse le jeune inventeur. La réalisation du rêve dans ce domaine pointu de l’ingénierie requiert un minium de connaissance et de savoir-faire.

Baila Ndiaye, pour satisfaire ses désirs, s’est tout naturellement orienté vers les études qui lui donnent les outils pour se frayer un chemin dans l’univers de la créativité mécanique. Mais, pour lui, derrière chaque invention, il y a la main de Dieu. « C’est l’étincelle divine qui sert à catalyser la magie de la création. J’ai aussi intégré les lois de la physique et de la chimie qui sont l’unique trame de ma créativité et qui m’ont aidé à construire la réalité », laisse-t-il entendre. Baila Ndiaye a pris contact avec le directeur général de l’Agence de la propriété industrielle et l’innovation technologique pour l’immatriculation dans l’espace de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi).   L’invention est une étape. Le passage à l’étape d’une production industrielle en est une autre. Dans cette dernière phase, Baila sollicite l’aide des bonnes volontés. « J’ai porté tout seul le projet de voiture. J’ai besoin de votre aide pour l’amener plus loin et plus vite. Elle représente un savoir-faire maîtrisé que nous devons, ensemble, traduire au bénéfice de l’Afrique », sollicite l’inventeur qui rêve d’une « Afrique réellement libre ». L’ingénieur travaille avec des professeurs de l’université de Strasbourg comme Yannick Hervé sur d’autres innovations.

Le Soleil

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