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Balla Diouf: « Entre Tapha Guéye et Gris Bordeaux, il n’y a pas de différence »

Ex poulain de l’écurie Mermoz, Balla Diouf à poser son « Guimb » à Fass. Vainqueur de Bathie Séras, le lutteur révèle que son face à face avec ce dernier était une sorte de revanche, parce qu’il avait battu deux lutteurs de son écurie. En effet Balla Diouf fait un bilan de son parcours dans le gala et regrette le fait de n’avoir pas lutter en finale. « Cela m’a marqué, mais je commence à le digérer ». Sur la préparation du combat de Gris contre Bombardier, le jeune lutteur dira : « Gris, même sans combat, s’entraîne nuit et jour, à plus forte raison aujourd’hui ».

Source: L’Observateur
Quel bilan tirez-vous de votre saison?

Tout le monde connaît mon bilan. Dieu a fait que durant le gala, j’ai eu 2 victoires et une défaite et je rends grâce au Tout- puissant. Ma saison, elle s’est bien déroulée. Je me suis engagé à 100%. Il y a beaucoup de rumeurs, mais le fait d’avoir participé à ce gala a été un point positif pour moi et un pas de plus pour ma carrière. Dieu sait qu’il y beaucoup de lutteurs, s’ils ne dépendaient que d’eux, ils allaient participer à ce tournoi, ne serait-ce que pour avoir une promotion comme la nôtre. Je n’ai pas grand-chose à critiquer. Quand Gaston Mbengue a pris cette initiative pour la première fois, ce tournoi a démarré sur de bonnes bases. Aujourd’hui, s’il se trouve confronté à des difficultés, c’est peut-être l’œuvre de Satan, mais nous on est conscient que le promoteur a tenu ses engagements : au départ, il était bien précis . Le seul inconvénient de ce gala, c’est que je n’ai pas eu la chance de lutter en finale et ça m’a marqué. Au départ j’avais le sentiment que j’allais lutter, c’est mon seul regret, le fait de n’avoir pas lutté.

Si on devait juger, lequel de vos combats aviez-vous pris le plus au sérieux et pourquoi ?

Durant toute ma carrière, je n’ai jamais eu un seul combat qui n’était pas sérieux. En commençant par les petits jusqu’aux grands, ils ont tous été sérieux et durs. À ma connaissance, je n’ai pas encore eu de combat facile. Mais les trois qui m’ont le plus marqué sont ceux contre Saliou Diouf, Boy Séye et Forman 2. Si ces trois combats restent gravés dans ma mémoire, c’est parce que chaque d’eux représente quelque chose pour moi. Dans mon combat contre Forman 2, je venais juste de quitter l’écurie Mermoz pour poser mon « Guimb » à Fass, je n’avais pas droit à l’erreur, ce combat était dur avec trop de pression parce que je devais m’imposer aux Fassois. Mon deuxième contre Saliou Diouf était aussi dur parce que c’était un combat de déclassement qui devait m’amener en un troisième combat, ça m’a aussi marqué. Le gars était plus robuste et plus fort que moi, mais je me suis battu et j’ai remporté la victoire. Celui contre Boy Seyé, c’était aussi difficile : un combat de revanche, comme l’ont qualifié mes frères d’écurie, parce qu’il m’avait défaite, il y avait 6 mois de cela et que je devais me confirmer ; le combat était tellement dur et difficile parce que chacun de nous avait des problèmes pour faire tomber l’autre.

Peut-on dire que Balla Diouf a grandi ou devenu mature ?

Dans le milieu de la lutte, on ne prie que pour être mature et grandir. Et si je peux dire, je pense que je progresse petit à petit peu et je ne prie que pour aller de l’avant. Je suis un tout petit peu mature mais il me reste des lacunes, beaucoup même. Un lutteur doit être quelqu’un qui persévère chaque jour. Dans le milieu de la lutte, tu dois travailler à chaque instant. Parce que tu peux être dans le milieu plus de dix années, voir quelqu’un venir aujourd’hui et être au même niveau que toi ou te dépasser. Pour être meilleur, il me reste trop de choses à faire

Selon vous, qu’est ce qu’il faut revoir dans l’organisation des combats ?

Ce gala, je pense qu’il a servi à beaucoup de personnes. C’est une expérience et que l’année prochaine sera peut-être différente, les organisateurs éviteront de faire les mêmes erreurs ainsi que les lutteurs. Les problèmes qui en sont sortis, tout le monde les connaît. Au dernier moment, il y avait trop de discordes : Zoss et moi chacun avait deux victoires, j’étais premier et je devais lutter en finale. C’est une règle sortie de je ne sais où qui avait décrété que Zoss et Lac de Guiers 2 devaient lutter en finale. Au départ sur la signature, rien de cela n’a été mentionné. C’est un règlement non fondé. Cela m’a beaucoup choqué parce que durant mon combat contre Bathie Séras j’ai tout fait, il avait deux victoires sur les Fassois et moi je devais relever ce défi ; ce combat était très important pour ma carrière. Rien n’est plus difficile que de lutter et croire que tu es premier, que la finale est déjà en poche. Et aussitôt après qu’on brise tes illusions en t’affirmant le contraire. Cette déception est toujours en moi, mais je la digère calmement et ça ne m’empêche pas de poursuivre mes activités.

Comment l’écurie Fass prépare Gris Bordeaux ?

Gris Bordeaux, on le prépare sérieusement. En commençant par les encadreurs, les lutteurs, tout le monde donne son coup de pouce pour qu’il triomphe sur son adversaire. Gris, même s’il n’a pas de combat il s’entraîne jour et nuit à plus forte raison aujourd’hui ; il sait ce qu’il doit faire. Son combat, il le prend au sérieux, tout ce qui est nécessaire pour sa réussite, il le fait. Ceux qui doivent le conseiller le font bien, ceux qui doivent l’encadrer l’encadrent. En somme il se prépare bien et tout Fass aussi. Aujourd’hui il ne reste qu’à prier le Tout-puissant. C’est vrai que Gris Bordeaux est un jeune lutteur qui vient de débuter et ce combat fait partie de ses combats les plus sérieux. Je sais qu’il est capable et il fera tout. On ne lui demande que la victoire.

N’y a-t-il pas de pression si l’on sait que Bombardier a eu à terrasser Tapha Guéye et Zale Lô ?

Dans tous les combats, il existe de la pression. Il n’y a pas un seul combat sans pression, aussi bien du côté des lutteurs que du côté des supporters. Et ce combat sera une expérience de plus pour lui, ça va l’aider à se forger un chemin parmi les grands. Gris est un jeune qui veut se positionner et Bombardier n’a plus rien à prouver, tout le monde le connaît. C’est Gris qui demande à gravir les échelons, poser ses empreintes dans l’arène comme Tapha Guèye, devenir même le roi des arènes. La pression ne se manifeste que de ce côté, vu la façon dont on l’a encadré, je crois qu’il aura la maturité à tout gérer et il est conscient de son combat.

Croyez-vous à une victoire de Gris sur Bombardier ?

Je suis optimiste et je crois à 99% que Gris Bordeaux pourra le terrasser le jour du face à face.

Qu’est ce qui différencie Tapha à Gris Bordeaux ?

Entre Tapha et Gris Bordeaux, il n’y a pas de différence parce que tout ce qui est chez Tapha est dans Gris, tout ce qui est chez Tapha Guéye est dans l’écurie Fass. Tous les lutteurs de Fass prennent Tapha ou Mbaye Guéye comme référence. Tapha est quelqu’un qui n’arrive pas à distinguer les petits ou grands champions de ceux qui ne le sont pas, il met tout le monde sur le même pied. Vraiment il partage son expérience avec tout le monde, il joue son rôle de guide. Gris est son cadet, Tapha ne lui souhaite que du succès. Tapha, tout ce qu’il connaît dans la lutte, il le partage avec Gris. C’est vrai que Bombardier a vaincu Tapha et Zale Lô, mais nous souhaitons que la chance que Bombardier avait eu lors de ces combats tourne en notre faveur. Gris a fait ces preuves et mérite son combat contre Bombardier.

Pourquoi avez-vous préféré retourner au pays lors de votre tournoi en Espagne au lieu de faire comme vos frères d’écurie ?

C’est vrai que j’étais avec eux (Tapha Guèye 2 et Djily Mbaye, ndlr) et leur fuite suscite beaucoup de commentaires, mais je me dis que c’est leurs vies privées. Chacun connaît son chemin et où se trouve sa chance. Si tu évoluais dans la lutte, que tu trouves que ta chance n’y est pas et que tu aies d’autres possibilités, mieux vaut partir ailleurs pour travailler à la sueur de ton front. Parce qu’il ne faut pas oublier que la lutte est un travail tout comme faire le « modou- modou » à l’extérieur. C’est leur vision des faits, donc je ne vais pas les blâmer et les taxer de fuyards. Mieux vaut les oublier et prier pour eux parce qu’ils sont partis travailler et tôt ou tard ils vont revenir. Leur décision de rester en Espagne, je ne l’ai sue qu’à la dernière minute. Moi je pouvais faire comme eux mais je n’avais pas envisagé de rester. Et si j’ai décidé de rentrer cela n’engage que moi, j’avais aussi tant de choses à faire pour mon pays. Ils sont assez grands. Si je suis arrivé aujourd’hui à ce stade dans l’arène, ils y ont joué leur partition. Mais leur absence n’est pas une perte pour l’écurie puisque l’écurie continue à bien fonctionner. En tout cas ils sont bien là où ils sont.


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