telechargement-5

BANLIEUE Les voitures se font désirer, les charretiers se frottent les mains !

Trouver un moyen de transport habituel (Taxi, Ndiaga-Ndiaye, Cars rapides) pour pouvoir vaquer à ses occupations, est un véritable parcours du combattant pour les populations de la banlieue. En cause : l’approche du Magal de Touba 2016. Les charretiers assurent le transport des passagers moyennant des pièces de monnaie.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. S’il y en a qui ont bénéficié de l’approche du Magal 2016, ce sont les charretiers. En effet, ces derniers  profitent des événements comme le Magal pour amasser beaucoup d’argent. Des passagers déboursent le double des tarifs habituels pour se rendre à leurs lieux de travail. Pour Penda Mbery, une restauratrice qui devrait rallier Dakar pour mener ses activités, « avec la pénurie de voitures liée au Magal, les autorités devraient mettre en place des moyens de transports pour assurer les voyages des personnes qui ne vont pas à Touba. Chaque année, la même situation se produit en banlieue. Nous, nous sommes obligés de prendre deux ou trois voitures, ou des charrettes, pour rallier la capitale à cause du Magal. C’est un manque à gagner pour nous », dit-elle, dépitée. Les voitures se font rares au niveau des zones où nous nous sommes rendus. De Thiaroye à Yeumbeul, en passant par Pikine, Malika et Keur Massar, ce sont les charretiers qui assurent les liaisons. Et ils exigent 200 ou 250 F pour transporter les clients. Selon M. Bâ, conducteur de charrette, à chaque Magal ou un autre évènement majeur, ses amis et lui se frottent bien les mains. ‘Parfois nous gagnons jusqu’à 15.000 F par jour’’, nous confie Ba, rencontré dans les ruelles très animées du célèbre marché « Bou Bess », point de chute de tous les charretiers. En effet, dans ce marché, avec ses grands bazars, l’ambiance est assurée par  les conducteurs de calèches et de charrettes, aidés en cela par ces gros haut-parleurs qui invitent les piétons à venir prendre les charrettes. Dans des endroits pareils de la banlieue où l’affluence devient de plus en plus intense, les charretiers dictent leurs lois aux clients obligés de s’accommoder aux nouveaux prix de transport.

Sada Mbodj

Voir aussi

ousmane-sow-000_par8176555_0

Mort d’Ousmane Sow, le sculpteur de l’esprit et de la matière

Rfi.fr- Le sculpteur Ousmane Sow, surnommé « l’Auguste Rodin du Sénégal », est mort ce …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *