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Barthélémy Dias condamné à 6 mois ferme : Thierno Bocoum, Me El Hadji Diouf et Malick Gackou réagissent

Barthélémy Dias est condamné ce mardi à six mois de prison ferme pour outrage à magistrat et appel à insurrection. Il va payer une amende de 100 mille francs Cfa. Les membres de l’opposition étaient nombreux à venir lui apporter leur soutien. Certains parmi eux ont réagi après l’annonce du verdict.

Thierno Bocoum :  » ce n’est pas en sanctionnant les acteurs politiques que… »

« On va arrêter la température. Barth s’est exprimé sur l’indépendance de la justice à sa manière. D’autres se sont exprimés sur l’indépendance de la justice. Ce qu’on ne comprend pas, c’est qu’on puisse empêcher à des acteurs politiques de parler de la justice parce que la justice c’est une institution. C’est nous qui faisons les lois, c’est nous qui faisons les réformes donc, nous devons avoir un regard sur le fonctionnement de la justice d’autant plus que le fonctionnement de la justice a été abordé dans les assises nationales. Le Président a signé les assises nationales et il a mis en place la Cenri. C’est parce qu’il n’y a pas eu l’application des réformes que les acteurs de la justice eux-mêmes en parlent. C’est une question de fond et je pense que c’est une question à traiter avec beaucoup plus de responsabilité. Mais, ce n’est pas en sanctionnant les acteurs politiques qui en parlent qu’on va s’en sortir. »

Me El Hadji Diouf : « c’est l’acharnement contre les hommes politiques qui ne sont pas du même bord que Président de la République » 

« J’ai peur pour mon pays et pour son peuple. Si maintenant les citoyens n’ont plus le droit d’exprimer leurs opinions, leurs pensées, c’est la mort de la démocratie. La place de Barthelemy Dias ce n’est pas la prison. Barth est un maire élu de Mermoz Sacré cœur. Il doit administrer des populations. Il n’est pas un voleur, il n’est pas un escroc, il n’est pas un trafiquant de drogue, il n’est pas un criminel. On l’arrête pour avoir exprimé son opinion librement sur une décision de justice qui a condamné le député maire de Dakar dont aussi la place n’est point la prison. Donc ce que l’on vient de constater, c’est l’acharnement contre les hommes politiques qui ne sont pas du même bord que le Président de la République. J’ai peur mon pays et pour son avenir parce que la démocratie sénégalaise est en train de partir, est en train mourir. On veut que tout le monde se taise, que tout le monde subisse, qu’on soit dompté, que personne ne bouge. Non à la pensée unique, non à big brother. Oui à l’expression libre et démocratique des idées et des opinions. Barth est condamné et la bataille continue. On va interjeter appel. Le combat continue et il sera gagné ce combat. Ce combat pour la dignité humaine, ce combat pour la démocratie, ce combat pour la République. »

Malick Gackou : « le peuple sénégalais n’a plus aucun autre choix que de se battre pour faire face à la dictature »

« Je suis profondément déçu et je crois que cette déception c’est la déception du peuple sénégalais. Aujourd’hui, il est clair et manifeste que les libertés sont ballonnées au Sénégal, que la démocratie est ballonnée au Sénégal et que le peuple sénégalais n’a plus aucun autre choix que le choix de se battre pour faire face à la dictature et de prendre toutes les dispositions pour que ce qui est en train de se passer dans ce pays et qui constitue une menace sérieuse à l’expression de la démocratie et des libertés puissent s’arrêter. Nous allons prendre les dispositions pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation, les intérêts supérieurs du peuple sénégalais. Aujourd’hui les sénégalais n’ont d’autre choix que de manifester leur volonté inébranlable de sauvegarder et de préserver notre pays face au danger qui le guette à cause des multiples provocations, et aux agressions du régime en place qui menace quotidiennement la sécurité du pays, les libertés et la démocratie. C’est la raison pour laquelle, nous allons faire face pour contrer cette loi inique sur le parrainage. Loi qui constitue un frein à l’expression des libertés et constitue une menace sérieuse pour la mise en œuvre d’un processus électoral à même de permettre aux sénégalais d’avoir des élections libres et transparentes. »

Recueillis par C M Sarr

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