Confidences

BASKET : MAMADOU KEÏTA «PATHE», COMMISSAIRE INTERNATIONAL FIBA «L’émergence du basket sénégalais est ma seule …»

  • Date: 7 mars 2016

Champion d’Afrique universitaire en 2003, l’ancien joueur du Dakar Université Club, Mamadou Keïta «Pathé», a été admis au grade de commissaire international FIBA (Fédération internationale de Basket-ball Amateur). Inspecteur du Trésor et Agent comptable dans une structure de la place, il compte apporter son expertise à l’essor du basket-ball sénégalais. Cependant, Mamadou Keïta ambitionne de bâtir une académie à Guédiawaye pour participer efficacement à la formation des jeunes de la banlieue

Qu’est-ce qui vous a poussé à faire cet examen ?
 Le Sénégal soit présent au niveau des instances internationales. C’est très important d’être là où l’on décide du sort du basket en général et des pays qui pratiquent le basket. C’est ce qui m’a poussé à faire l’examen du grade de commissaire international. Cela entre aussi dans le cadre de mon engagement pour l’émergence de la discipline dans notre pays.
 Au-delà de ce grade de commissaire, quelles sont vos ambitions ?
 Ma conviction n’est pas qu’on soit figé dans des ambitions. Je suis engagé et j’aime le basket. Je m’investis dans son développement sans rien attendre au retour. C’est ma passion et je ferai tout ce qui peut être utile au basket. J’ai été souvent coopté dans toutes les instances où j’ai militées. J’ai répondu présent à chaque fois que les  gens ont eu besoin de mes compétences. Honnêtement, je n’ai aucune autre ambition individuelle à court terme. Tout ce que je veux c’est  voir le basket-ball  sénégalais émerger
Que pouvez-vous apporter de plus au basket, même étant loin de la fédération ?
 Je ne suis pas aussi loin que vous le pensez. Je ne fais pas partie de la nouvelle équipe mais j’ai  joué ma partition  pour l’élection du nouveau président Me Babacar Ndiaye. J’ai l’obligation de l’accompagner. Je l’assiste par mes conseils et je n’hésite pas, pour une question donnée, à l’interpeller directement ou son premier vice-président Demba Seck avec qui j’entretiens  de bons rapports et qui est, par ailleurs, mon ami de promotion à l’ENA. Je donne tout le temps mon avis sur des questions qui peuvent être bénéfiques pour le basket national. Je sais que c’est une très bonne équipe qui peut avoir de très bons résultats. Nous avons l’obligation de l’ accompagner par tous les moyens si c’est dans l’intérêt supérieur  du basket que nous agissons.
Que faut-il faire pour redorer le blason du basket ?
 Nous ne pouvons pas dire que le basket n’est pas sur la bonne voie. Il est vrai qu’il y a beaucoup de choses à faire, surtout au niveau de la formation des cadres et de la petite catégorie. Il y a parfois une insuffisance de capacité chez certains dirigeants qui sont très engagés par ailleurs. Il faut les renforcer techniquement afin qu’ils puissent avoir des compétences solides dans le but  de tirer le basket vers le sommet. Nous avons des ressources brutes. Il suffit de les capaciter et de les  orienter vers l’essentiel.Les diverses querelles et guéguerres de positionnement ne servent à rien. Nous devons faire bloc derrière cette nouvelle équipe, si nous voulons développer le basket. Je le rappelle  souvent au président de la fédération de basket. Il faut une bonne organisation dans toute administration. Nécessairement,  il faut mettre en place des procédures aux  plans administratif, budgétaire, financier et comptable. Ces procédures doivent instituer une division stricte et correcte du travail pour que chacun puisse savoir ce qu’il a à faire. Cela permettra de situer les responsabilités en cas de faute e, il y aura moins de bagarre et de conflits d’intérêt.
Quelle doit être la politique de la nouvelle équipe dirigeante ?
 A mon avis, Il faut  s’orienter vers la formation, surtout celle de la petite catégorie. Je vois que tout le monde vise l’élite. Il faut que les gens pensent aux jeunes ; même si l’élite offre plus de visibilité et des avantages de toute nature. Nous avons la chance d’avoir des générations spontanées au Sénégal, mais on doit beaucoup penser à la petite catégorie et à la formation. Le Mali est dans un processus continu de formation et ses jeunes ont gagné le championnat d’Afrique U16 et U18. Certaines d’entre elles ont intégré l’équipe senior qui a gagné les Jeux africains et il faudra bien  compter avec elles dans les prochaines échéances continentales. Nous avons des centres qui nous aident en fournissant du produit fini aux équipes nationales.  Ce n’est pas suffisant.Il faut que la fédération, en partenariat avec l’Etat, y travaille plus. C’était le leitmotiv du candidat Babacar Ndiaye lors de sa campagne et je demeure convaincu qu’il le feroa. Il faut que l’Etat et les sponsors accompagnent cette politique fédérale pour que le basket décolle enfin.
Pourquoi avez-vous démissionné de votre poste de vice-président du DUC ?
 C’était une question de principe et j’ai pris la décision sur un coup de colère. Je ne le cache pas. Il y a eu beaucoup d’amalgame surtout sur le choix du président de la Ligue de Dakar, Ibrahima Diagne. Je le félicite d’ailleurs car il est apte à diriger l’instance régionale du basket ; m ais, je n’ai pas aimé la manière cavalière du président et je le lui ai dit. Je pense que, par respect et par considérationdes efforts et sacrifices que j’ai consentis pour le club,  il devait au moins en discuter avec moi. Je n’étais pas intéressé par ce poste car j’étais dans le comité de normalisation et je voulais  sortir et observer le travail qu’on avait abattu. Même quand Serigne Mboup m’a proposé pour me faire coopter à la fédération, j’ai décliné. Je ne suis d plus membre du bureau DUC ; néanmoins je reste un fervent militant du club. , je répondrai aux différentes sollicitations qui ne sont pas de la compétence du bureau. Je pourrai revenir dans le futur ; mais pour l’instant, je me concentre sur mes projets.
Quels sont ces projets ?
 Je veux créer une académie de basket à Guédiawaye. Je suis en avance sur cela et je compte m’investir dans la formation de la petite catégorie. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire dans la formation. Il y a un énorme potentiel dans la banlieue et il faut soutenir ces jeunes. Tous les terrains de basket sont en train d’être vendus ou occupés illégalement alors qu’ils  doivent servir à occuper la jeunesse et l’éloigner des tentations et de la déperdition. Je me bats, avec des amis, pour bâtir un grand centre à l’image de ceux qui existent déjà au Sénégal.
Source gradin.net
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