POLITIQUE

Bassirou Samb, Sg des jeunesses socialistes de Dakar «On utilise la loi pour instrumentaliser la justice, afin de régler des comptes politiques»

  • Date: 29 juin 2015

 Secrétaire général national des jeunesses socialistes de la région de Dakar, Bassirou Samb a confié à Rewmi Quotidien, son appréciation de la dernière sortie du Premier Ministre à l’Assemblée nationale, la démolition des maisons de la cité Tobago et la sortie de Barthélemy Diaz sur le projet de loi modifiant le nombre de député devant composer un groupe parlementaire.

Les commentaires continuent sur la dernière sortie du Premier ministre Mouhamed B. A. Dione devant les députés. Sur la question de la confection des cartes nationales d’identité, Bassirou Samb, secrétaire national des jeunesses nationales de la région de Dakar, est d’avis que le Premier ministre n’a apporté rien de nouveau. «C’est du réchauffé. Il n’ y a rien de nouveau dans le discours du premier ministre. Au contraire, je suis déçu, quand le chef du gouvernement parle de la confection des cartes nationales d’identité. Il faut oser s’interroger sur comment des groupes privés peuvent confectionner des cartes d’identité dans des permanences ou autres endroits privés. La confection de telles cartes devait faire l’objet de discussions publiques. Donc, je m’attendais à des explications beaucoup plus claires», s’est-il désolé. Au sujet de la démolition des maisons de la cité Tobago, «je pense que tout n’a pas encore été dit. Aujourd’hui, des têtes sont coupées et on attend de voir du côté des aéroports. Parce que lorsque qu’on voit le mur de l’aéroport, on peut croire qu’il y’a une main derrière, surtout au niveau de la mairie de Yoff et des aéroports du Sénégal», a-t-il poursuivi.

«Je suis en phase avec Barthélemy Diaz»

Concernant le projet de loi modifiant le nombre député qui compose un groupe parlementaire, Bassirou Samb est en phase avec son frère de parti, Barthélemy Diaz. «Je me désole de voir que notre pays en soit à cette situation. On est arrivé à un moment où l’on essaie d’utiliser la loi pour instrumentaliser la justice afin de régler des comptes politiques. On va vers une assemblée générale monotone où il n’existera qu’un seul groupe parlementaire qui va dicter sa loi. Parce que si on aborde cette loi, le groupe de l’opposition va disparaître. C’est à se demander s’ils ne sont pas en train de préparer le probable départ du parti socialiste», analyse-t-il. Si on dit que tout groupe qui n’a pas 15 députés ne pourra pas exister et que le parti socialiste en a 20, ce qui le désole, dit-il, c’est que l’on dise que tout député qui quitte un groupe parlementaire ne pourra pas en intégrer un autre. «Je pense que les forces de ce pays doivent se lever. Ce qu’on n’a pas accepté pour Abdoulaye Wade, on ne va pas l’accepter pour Macky Sall. La liberté d’association existe partout. C’est pourquoi je m’inquiète de voir qu’on veut violer la loi au sein même de l‘hémicycle», a encore déploré le jeune socialiste.

Cheikh Moussa SARR

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