SOCIETE

Bénin : Décès de l’ancien président Kérékou

  • Date: 16 octobre 2015

Les Béninois pleurent la mort de leur grand homme, le général-président Mathieu Kérékou qui a dirigé le Bénin pendant presque trois décennies. Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1972, l’homme a présidé aux destinées de son pays jusqu’en 2006, avec une interruption de cinq ans entre 1991 et 1996. Il est décédé ce mercredi 14 octobre au Bénin. Le président béninois Boni Yayi a décrété une semaine de deuil national. Tous les drapeaux du pays seront mis en berne.

Surnommé le « Caméléon », cet ancien dictateur rouge qui, après la transition politique du Bénin, était revenu au pouvoir par les urnes, a profondément marqué l’imaginaire de son peuple. Dans l’esprit des Béninois, sa haute figure demeurera longtemps associée aux turbulences et transformations de leur vie politique postcoloniale. Dans les livres d’histoire, le nom de Kérékou est devenu synonyme de la démocratie, l’homme ayant présidé à la première transition réussie, en Afrique, de la dictature militaro-marxiste à un régime présidentiel multipartite. D’une certaine façon, grâce à lui, le petit Bénin, enclavé entre l’immense Nigeria et le minuscule Togo, est devenu un pays modèle pour l’ensemble du continent. Retiré de la vie politique active depuis 2006 à l’issue de son second mandat de président élu, Kérékou partageait sa vie ces dernières années entre sa résidence de Cotonou et sa retraite à Natitingou, dans le Nord-Ouest. Adulé par son peuple, il avait fêté ses 80 ans en 2013, avant de tomber gravement malade l’année suivante. Hospitalisé alors à Paris dans un état critique, il en était pourtant revenu en pleine forme, mais ses soucis de santé n’ont cessé de le hanter. La maladie l’a finalement emporté ce 14 octobre.
Mathieu Kérékou appartient à la deuxième génération d’hommes politiques qui ont pris (parfois arraché) les rênes du pouvoir des mains des pères des indépendances africaines. Ancienne colonie française, le Bénin, qui s’appelait alors Dahomey a accédé à l’indépendance en 1960, mais est très vite plongé dans l’instabilité chronique à cause d’une concurrence féroce pour le pouvoir entre les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud. Dans la première décennie de son existence, le pays a connu quatre coups d’Etat et autant de régimes militaires et a vu son premier président Hubert Maga céder le pouvoir aux militaires dès 1963. Né en 1933, à Kouarfa, dans le Nord-Ouest du Bénin, Mathieu Kérékou rejoint l’Ecole des enfants de troupe à 14 ans. Sa formation militaire le conduit au Mali et au Sénégal. Il étudie ensuite en France, d’abord à Fréjus (troupes de marine) puis à Saint-Maixent (sous-officier de l’armée de terre). En 1960, lors de l’indépendance, il est sous-lieutenant, et, l’année suivante, aide de camp du président Hubert Maga. Il terminera sa carrière avec le grade de général.

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