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BENOIT LEBARS, DIRECTEUR DU CABINET LAZAREFF LEBARS « Le Sénégal est parmi les 5 premières économies les plus dynamiques d’Afrique»

Benoit Lebars, Directeur et co-fondateur du Cabinet Lazareff Lebars a été, samedi dernier, l’invité de l’émission Grand Oral. Lors de cet entretien sur la 97.5 (Rewmi FM), Benoit Lebars est revenu sur la 4e édition des Rencontres internationales des affaires en Afrique (Riida) organisée à Dakar, jeudi dernier, en partenariat avec le Meds.

Pourquoi le choix de Dakar ?

« Les 4e rencontres des droits des affaires en Afrique ont été organisées, à Dakar, pour accompagner la dynamique du pays. Il faut comprendre la vision qu’ont les entrepreneurs internationaux et les investisseurs en dehors du Sénégal à l’égard de ce que fait le Gouvernement du Sénégal, à ce que font les entreprises sénégalaises est un ressenti extrêmement positif. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus. Vous savez certainement que les classements internationaux de votre pays sont très bons. Le Sénégal est parmi les 5 premières économies les plus dynamiques d’Afrique. Il est classé parmi les 10 premières Nations par la Banque mondiale (Bm) en termes de sa modernisation et réglementation des affaires. Mais aussi, des investisseurs intra-Africains qui voudraient venir au Sénégal. C’est un élément qui les rassure, qui les attire parce que, c’est un pays moderne qui a fait un travail de mise en relation de sa règle de droit et puis des besoins du pays. C’est pour cela que nous sommes venus et c’est pour réfléchir à ces questions-là que nous avons travaillé toute la journée du 31 mars dernier en réunissant des entrepreneurs, des investisseurs, des économistes et des juristes. Parce que finalement, nous sommes tous parties prenantes à la création des entreprises ici au Sénégal et ailleurs sur le continent pour voir quelles étaient les bonnes pratiques. Ce qui faisait que le Sénégal fonctionne bien pour inspirer d’autres pays voisins.

Le rôle joué par le Meds…

«Le rôle du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) était un rôle d’initiation, de promotion et de coordination. L’initiative a été que, l’année dernière, le Président Mbagnick Diop du Meds est venu aux Ridaa qui avaient eu lieu à Paris. Il était notre invité dans le cadre des travaux qui avaient eu pour cadre l’Unesco. Il a accepté de passer pendant une heure pour faire un discours sur sa vision de la croissance en Afrique. À cette occasion, je lui ai dit : ”Écoutez, j’ai entendu ce que vous avez fait, je sais ce qui se fait au Sénégal et cela pouvait être une idée d’aller faire cette conférence dans votre pays puisque c’est la philosophie de cette conférence”. La présence sur le continent et la présence en Europe ou ailleurs pour aussi sensibiliser les investisseurs étrangers parce qu’il faut qu’ils viennent en Afrique. Ça, c’est la première dimension. Le Meds a une organisation, une équipe qui est très efficace, très organisée et donc c’est très rassurant pour nous qui travaillons principalement à l’étranger même si je passe la plupart de mon temps en Afrique mais pas tout le temps au Sénégal. C’est très rassurant d’avoir une équipe sur le terrain, d’hommes et de femmes très professionnels qui vont vous aider pour toute la logistique et surtout pour la communication. »
L’invite de Mbagnick Diop à s’inspirer du ”Small Business Act”

« Je pense que le Small Business Act, il faut se rappeler de ce que c’était aux Usa. C’est quelque chose qui a fait l’Europe après. C’est donc une méthode qui a été approuvée en matière de développement des entreprises. La meilleure solution est parfois une méthode qui a déjà été testée. Le Small business Act qui est une contestation économique très simple. C’est que les entreprises qui créent le plus d’emploi qui sont plus dynamiques sont les Pme/Pmi. Ce ne sont pas les grosses sociétés, ce ne sont pas les sociétés de côté dont on parle souvent beaucoup parce qu’elles font des chiffres d’affaires très importants. Donc, il est fondamental d’avoir une réglementation qui accompagne ces entreprises parce que la Pme c’est le poumon de l’entreprise africaine mais aussi en Europe. En Europe, 85% de l’économie est porté par les Pme/Pmi. Donc, cette idée de Small business Act, ça part de la constitution de la société jusqu’à sa maturité. C’est-à-dire pour sa constitution, limiter les frais de constitution, faciliter la création de pépinières ou de générateurs de star top, avoir les systèmes de financement adaptés, permettre le micro-crédit.»

Ce qu’on peut retenir de la 4e édition des Ridaa

« Ce qu’il faut retenir des Ridaa, c’est principalement deux choses.  La forte implication des autorités publiques. On était soutenu par la présidence de la République, le Président Macky Sall, le représentant du Premier ministre était là, le ministre du Travail a parlé de tout ce qu’ils étaient en train de faire sur la règlementation en matière sociale et également sur l’accompagnement des travailleurs sénégalais qui vont travailler en France et qui, de France viennent travailler au Sénégal. Les nouvelles conventions qui viennent d’être signées et puis la Directrice de Cabinet du ministre de la Justice, Garde des sceaux était présente également et a expliqué de manière très précise et concrète ce qui a été fait, l’année dernière, pour permettre de créer une micro-entreprise, de réduire les coûts de constitution des sociétés au Sénégal pour les jeunes entrepreneurs.

Cheikh Moussa SARR

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