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Biennale de Dakar «La poussière du Sahara fertilise le bassin de l’Amazonie»

 Ker Thiossane a accueilli, hier, le vernissage de l’artiste colombien Fernando Arias. Cette manifestation, qui a vu la participation de personnes d’origines diverses, était l’occasion pour l’artiste de présenter son œuvre sur projection vidéo.

 En résidence artistique depuis deux semaines, avec les élèves du Centre d’éducation et de réinsertion sociale de Liberté III, Fernando Arias a présenté, hier, son œuvre à travers deux vidéos et des toiles. Après un voyage de deux mois à travers l’Amazonie, l’artiste colombien est présent au Sénégal pour réaliser une œuvre dans le cadre de la Biennale. Fernando Arias nous fait ainsi assister à une vision apocalyptique de la relation entre les humains et la planète. Le travail que l’artiste a produit émerge d’un phénomène environnemental qu’il a découvert à travers ses voyages en Amazonie qui relie l’Afrique à l’Amérique du Sud. «Environ 40 millions de tonnes de poussière sont transportées chaque année du Sahara au bassin de l’Amazonie. La poussière du Sahara est la principale source minérale qui fertilise l’Amazonie, générant ainsi une dépendance de la santé et de la productivité de la forêt», a fait savoir Fernando Arias qui a créé le lien entre les deux expériences en une projection de vidéo sur deux écrans.

Métaphores subtiles

Comme pour ses précédents travaux, Fernando Arias utilise des métaphores subtiles et directes pour rappeler à l’homme son aveuglement par rapport à certaines polémiques. L’artiste travaille entre Bogota, la côte pacifique Colombienne et Londres. À travers la vidéo, la photographie, l’installation et les actions, il explore la condition humaine. Ses principaux thèmes sont les questions sociales et environnementales, les conflits, la sexualité et la religion. Ses œuvres font partie de différentes collections dont Daros Amérique Latine (Zurich), Victoria et Albert Museum (Londres), Museo de Arte Moderno (Bogotá). Ses expositions personnelles ou collectives sont nombreuses. Pour la première fois en Afrique, au cours de trois semaines de résidence, Fernando Arias propose un travail autour de la notion de jardins de résistance, dans le cadre d’un processus collaboratif en interaction avec la population locale. C’est le fruit de cette résidence qui était partagé, ce 12 mai, lors d’un vernissage à Kër Thiossane.

Aïssatou Doucouré NDIAYE

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