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Bonne gestion des établissements professionnelles Des experts sénégalais et européens se penchent sur la question

En partenariat avec la plateforme des partenaires techniques et financiers de l’Union européenne et le Luxembourg, le Ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a organisé un atelier de 5 jours pour se pencher sur la bonne gouvernance des établissements professionnels.

Cette rencontre qui réunit des experts de la formation professionnelle du Brésil, du Sénégal et de l’Union européenne, a pour objectif d’élaborer une feuille de route pour une bonne gestion des établissements professionnels. S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, Clément Schrotter, premier conseiller à la délégation de l’Union européenne à Dakar, a indiqué que pour eux, le secteur de l’éducation est un secteur clé. « La formation professionnelle est dans le secteur de l’éducation qui doit préparer maintenant les jeunes pour les marchés de l’emploi. Le marché du travail au Sénégal est encore orienté vers une forte informalité et le défi, aujourd’hui, c’est de mettre en place des centres de formation professionnelle pour formaliser ledit secteur », a-t-il soutenu. Avant de poursuivre : « le secteur de la formation professionnelle est important pour nous. Nous, on s’appuie sur différents domaines. Nous avons un programme emploi secteur au Sénégal de 40 millions d’euros, qui est financé par un instrument via les fonds fiduciaires. Il y aura un grand volet sur la formation professionnelle et on travaille avec la Coopération luxembourgeoise sur ce domaine. »

Pour sa part, Alexis Hoyaux, coordonnateur de la plateforme, est revenu sur les résultats attendus. Selon lui, ils veulent avoir une feuille de route sur comment est-ce qu’on peut appuyer à long terme le mouvement de gestion des centres de formation professionnelle. « On va discuter, on va analyser, on va élaborer une stratégie et ensuite on va proposer au gouvernement une feuille de route à long terme pour être présents là », a-t-il déclaré. De son côté, Philipe Cassapo, responsable du centre d’innovation, éducation et talent de la fédération des industries de l’Etat du Paraná, au sud du Brésil, pense qu’entre le Brésil et le Sénégal, il y a beaucoup de points communs. « Nous avons beaucoup de responsabilités et nous avons beaucoup d’opportunités. Toute cette jeunesse, nous avons l’opportunité de la canaliser par l’intermédiaire de l’éducation professionnelle, de la formation technique pour ensemble créer plus de développement. Du développement économique, mais également du développement durable », a-t-il martelé. Pour terminer, Michel Faye, Directeur de la formation professionnelle et technique, au Ministère de la Formation professionnelle, renseigne que cet atelier se tient dans un contexte où aujourd’hui les autorités du Sénégal ont mis la formation professionnelle comme une priorité pour répondre aux besoins sociaux des populations, mais aussi pour répondre aux besoins économiques qui structurent notre économie et structurent aussi les grappes de croissance qui sont identifiées.

Cheikh Moussa SARR

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