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Boycott des législatives : Des parlementaires allemands offrent leur médiation

Député de l’opposition allemande, Karl Addicks, exhorte les partis signataires de la décision de boycotter les élections législatives de 2007 à renoncer à leur option. Selon lui, « le Sénégal est un pays jeune du point de vue de la démocratie ; et la participation aux élections y est importante pour le renforcement de cette démocratie ». « Le boycott n’est pas responsable envers le pays et les Sénégalais », a dit Karl Addicks qui s’exprimait en marge d’un séminaire de l’Alliance des initiatives africaines, à Gorée. Coordonnée par l’Institut de Gorée, en collaboration avec la Fondation Konrad Adénauer, cette rencontre a vu la participation de Parlementaires et d’organisations de la société civile de pays africains dont le Sénégal, la Guinée-Bissau, la Guinée Konakry, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso. Des députés allemands y ont également pris part.

Source : Le Soleil
M. Addicks a souligné les difficultés d’être opposant. « Ce n’est pas facile de faire bouger les choses quand on est dans l’opposition. On est parfois bloqué par la majorité », a-t-il révélé, avant d’indiquer qu’« il faut accepter en sachant que demain ce sera ton tour ».

Un autre parlementaire allemand, Hartwig Fischer, a déploré le boycott des élections législatives par l’opposition. « C’est décevant de voir que certains ont boycotté les élections », s’est-t-il désolé, ajoutant que leur délégation va rencontrer les députés de la majorité et ceux de l’opposition, mais aussi le président de l’Assemblée nationale pour rapprocher les camps.

Ainsi, il a salué les « excellentes relations » qu’entretiennent le Sénégal et l’Allemagne. C’est pourquoi, dit-il, « je peux me permettre de faire des observations critiques sur la situation au Sénégal ». Il a ajouté que la défaite et la victoire aux élections font partie des règles du jeu. Il faut accepter cette situation, surtout que les résultats ont été approuvés par les observateurs ».

Revenant sur le sens de la rencontre, Mme Odile Tendeng de l’Institut Gorée a rappelé la conférence mondiale sur l’éducation des filles qui s’est tenue à Dakar en avril 2000. Cette rencontre, qui faisait suite à celle tenue à Jomtien en Thaïlande, en 1990, au cours de laquelle une initiative de dix ans en faveur de l’éducation des filles avait été mise sur pied, s’est donné pour tâche, d’une part, à partir du bilan fait par plus de 180 pays, de faire une synthèse de l’inventaire de l’éducation. Et, d’autre part, d’évaluer les leçons, échecs et réussites de la décennie qui vient de s’écouler.

Selon Mme Tendeng, en 2005, l’initiative des Nations Unies pour l’éducation des filles fait remarquer à ce propos que « la communauté mondiale a manqué la cible de l’égalité des sexes fixée en 2005 ». C’est pourquoi, souligne-t-elle, l’Alliance a décidé de thématiser la question de l’éducation des filles afin de profiter des expériences des uns et des autres pour renforcer les programmes d’éducation de la fille existant dans les pays de la sous-région.


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