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Bradage des terres de Diamniadio à des multinationales L’État  cède le mètre carré à 240 francs

  • Date: 7 octobre 2015

 Incroyable, mais vrai. Ce qui se passe à Diamniadio est parti pour déclencher une révolte foncière. Des étrangers, avec de puissants capitaux, s’accaparent, avec une certaine complicité, d’une superficie de 1.600 Ha, moyennant 240 francs le mètre carré ! Un prix de charme  fixé par l’Etat pour grappiller dans sa besace. N’en pouvant plus de cette forme néocoloniale d’accaparement de leurs terres, les vingt quartiers ont sonné la mobilisation générale pour dimanche prochain. Ça craint !

 Seydou Sy Sall et le ministre Oumar Guèye au cœur du scandale

Silence, on pille les terres à Diamniadio. Si l’on n’y prend pas garde, on risque d’aller vers de terribles mouvements sociaux aux conséquences imprévisibles. Créée en 2004 par décret sous Wade, la commune de Diamniadio a rattaché à cette occasion les quatre Déni : Déni Malick Guèye, Déni Demba Codou Diop, Déni Babacar Diop, Déni Diarkhat et l’école William Ponty. Vivant sur leurs terres depuis les années 20, ces populations vivent aujourd’hui, sous la hantise de la raison du plus fort. Leurs principales activités, à savoir l’agriculture et le maraichage, disparaissent avec l’érection du Pôle urbain de Diamniadio.

1.600 Ha de terres arables détruites au profit des capitaux étrangers pour 240 francs le mètre carré

Avec le rattachement des quatre Déni ajoutés au titre foncier de Diamniadio, s’ouvre à cet effet une rébellion de cette importante frange léboue. Une colère née du fait de la volonté de l’Etat de les aligner sur la même fourchette de dédommagement que les quelques maraichers impactés par le Pôle urbain. Ainsi, 1.600 Ha de terres arables sont arrachées à leurs ayants droit. Des maraichers et cultivateurs dépossédés sans appel et vivant à cet effet dans une grande déchéance sociale. Et, pour toute réponse, Seydou Sy Sall, en charge de ce projet, dans sa dernière sortie dans une télévision privée nationale, a jeté de l’huile sur le feu.

Assurant que toutes ces populations ont été dédommagées, aujourd’hui le collectif qui compose les vingt quartiers de la commune rejette la sortie de ce dernier et parle de « cabale et tromperie ».

Ces derniers assurent que pour la totalité de leurs terres, l’Etat leur a promis 75 millions en guise de dédommagement. Soit 240 francs pour le mètre carré. Un montant que le collectif a décidé de lui jeter à la « figure. ». Ainsi, la crainte de voir leurs terrains non-identifiés subir le même sort que celles de Grand Médine, il en appelle au chef de l’État de se saisir du dossier, « avant qu’il ne soit trop tard ». Et par ricochet, selon toujours le collectif, avec la démarche entreprise par les promoteurs, ils disent n’avoir « aucune chance » de voir leurs quartiers bénéficier du pôle.

 Le ministre Oumar Guèye s’empare de «Béét-Sénégal »

Ce village lébou continue de subir les projets du Plan Sénégal Emergent, avec le tracé de l’autoroute. Ces populations, qui ont créé le « Béét-Sénégal » avec les Hollandais, ne comprennent toujours pas l’acte posé par le ministre Oumar Guèye, accusé d’avoir profité de la situation pour rattacher cette importante partie de leur « raison de vivre » à la commune de Sangalkam, dont il est le maire. Et ce transfert, malheureusement, ne profite guère aux autochtones qui assistent en spectateurs à l’exploitation de «Béét-Sénégal » par des puissances financières protégées. Par qui et au profit de qui ? L’autre courroux des populations de Diamniadio est ce projet « funeste » de l’Etat qui, pour des raisons « purement politiques », veut découper la commune. Nous y reviendrons.

Pape Amadou Gaye

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