SOCIETE

BUDGET NATIONAL- L’État alloue des miettes aux enfants en situation difficile

  • Date: 11 décembre 2015

 Pour l’année 2016, les budgets des ministères de la Justice, des Forces armées, de l’Intérieur même l’Enseignement supérieur ont été gonflés. Pour ce qui est de la lutte  pour sauver des enfants en situation difficile, qui demain sont censés conduire les destinés du pays, l’État a alloué moins de 1% du budget national, malgré la montée de la mendicité des enfants.

Le budget national de 2016 a certes connu une hausse assez importante mais sa répartition suscite des interrogations. En effet, la situation des enfants au Sénégal, qui hante le sommeil du peuple ne semble pas être la priorité de ce gouvernement. Face à l’ampleur des multiples problèmes que connaissent les enfants, qui constituent 49% de la population, la politique financière est en deçà des attentes. Pendant l’atelier de partage  des activités  du plan de travail 2015- 2016 du programme de protection, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, dans un ton très diplomatique a demandé à l’État de mettre plus de moyens dans ce secteur. « Aujourd’hui, le parent pauvre dans la structure de financement  budget du Sénégal, c’est bien le secteur de l’enfance dont l’allocation représente moins de 1% du budget national. Vu les besoins sociaux, les enfants en âge de scolarisation ont besoin de plus de mesures d’accompagnement », soutient Niokhobaye Diouf.

L’ampleur  des pratiques comme la mendicité des enfants (30.160 sur  les 54.837 enfants répertoriés dans les 1007 daaras dans la région de Dakar), la faiblesse des résultats au niveau scolaire ( 37,97% de réussite au CFFE, 43, 2ù au BFEM et 38,5% au  Bac en 2015), le fort taux d’enfants non  enregistré à la naissance (27% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas déclarés à leur naissance), renseigne à titre d’exemple sur le degré de vulnérabilité des enfants au Sénégal. Il plaide pour plus de manne financière pour son département. « Nous lançons un appel aux autorités pour leur dire que l’allocation est très faible compte tenu des multiples problèmes auxquels sont confrontés les enfants. Pour toutes ces questions, l’État devrait davantage  allouer des sommes suffisantes », martèle le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf.

Ibrahima Khalil DIEME

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