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Burkina Faso : Buhari et Sall prennent en main la « projet d’accord »

Les présidents du Nigeria et du Sénégal, Muhammadu Buhari et Macky Sall, vont entretenir un « dialogue politique » avec les parties concernées par le « projet d’accord » sur la situation au Burkina Faso, pour arriver à des « solutions consensuelles ».

Les chefs d’Etat de l’organisation régionale ont « [invité] le président en exercice (…), en liaison avec le président de la République fédérale du Nigeria (…) à initier un dialogue politique entre toutes les parties concernées, afin de trouver des solutions consensuelles sur les points inscrits dans le projet d’accord proposé par la médiation de la CEDEAO », indique le communiqué final de la réunion de l’organisation régionale, mardi, à Abuja.

Ce « projet d’accord » a été proposé par le président en exercice de la CEDEAO, Macky Sall, et son homologue du Bénin, Thomas Yayi Boni, facilitateur du dialogue politique au Burkina Faso pour l’organisation régionale.

 Ce texte élaboré à la suite de pourparlers avec les militaires, les hommes politiques et les leaders de la société civile burkinabè préconise la participation aux prochaines élections de tous les partisans de Blaise Compaoré exclus et le retrait des militaires du gouvernement.
Il propose « la libération de toutes les personnes arrêtées » après le coup d’Etat et la tenue, au plus tard le 22 novembre, des élections présidentielle et législatives prévues initialement le 11 octobre.
Le texte préconise aussi l’ »adoption d’une loi d’amnistie », au plus tard le 30 septembre, en faveur des auteurs du putsch.
A Abuja, les dirigeants d’Afrique de l’Ouest ont appelé aussi « toutes les parties » concernées par la crise au Burkina Faso à « [préserver] la paix sociale et [à tenir] compte de l’intérêt supérieur de la nation ».
Ils invitent les autorités religieuses et coutumières burkinabè à relayer cet appel auprès des populations.
Les chefs d’Etat de la CEDEAO appellent aussi l’Union africaine et la communauté internationale à sursoir à la prise de sanctions à l’encontre du Burkina Faso, à la suite du coup d’Etat du 17 septembre.
Le président de la transition, Michel Kafando, a été réinstallé dans ses fonctions, ce mercredi, par « un haut comité » de chefs d’Etat constitué de Thomas Yayi Boni (Bénin), Mouhamadou Issoufou (Niger), Muhammadu Buhari (Nigeria) et Faure Gnassingbé (Togo).
La restauration du régime de transition a été « supervisée » depuis Dakar par le président en exercice de la CEDEAO, Macky Sall

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