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Burkina Faso : Macky Sall donne les raisons du projet d’amnistie

  • Date: 22 septembre 2015

La proposition d’une loi d’amnistie des putschistes au Burkina Faso, l’une des mesures proposées par des médiateurs ouest-africains, n’a pas pour but d’encourager l’impunité, mais de promouvoir la réconciliation nationale, a expliqué Macky Sall à ses pairs, mercredi, à Abuja.

 « Toutes considérations faites, il reste la question vitale de la réconciliation nationale, sans laquelle aucune cohabitation n’est possible au sein d’une nation indivisible », a d’abord dit le président en exercice de la CEDEAO à ses pairs de l’organisation.
« On peut humainement comprendre et accepter les frustrations et les rancœurs. Mais quand on est condamné à bâtir un destin commun, arrive un moment de l’histoire où il est tout aussi humainement nécessaire de pardonner et de se réconcilier pour donner du sens au commun vouloir de vie commune », a-t-il ajouté, à l’ouverture du sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la crise politique au Burkina Faso.
Il a expliqué que « c’est [cela] l’objet de la proposition d’amnistie contenue dans le projet d’accord » qu’il a présenté dimanche aux protagonistes de la crise née du coup d’Etat du 17 septembre au Burkina Faso.
« Esprit de dépassement » 
« Il ne s’agit guère d’encourager l’impunité, mais de contribuer à l’apaisement des cœurs, de favoriser la concorde nationale et d’ouvrir la voie à une dynamique de paix durable », a argué le président sénégalais.
De l’avis de Macky Sall, « ce que d’autres peuples ont réussi, y compris pour vaincre l’odieux système d’apartheid (l’ancien régime de ségrégation raciale en Afrique du Sud, Ndlr), nous considérons que le peuple burkinabé a la même grandeur d’âme et le même esprit de dépassement pour le réussir et surmonter cette phase critique de son histoire ».
« Voilà ce qui fonde la proposition d’amnistie », a-t-il conclu, à ce sujet.

A Abuja, avec sept chefs d’Etat de la CEDEAO, il a entamé, ce mercredi, peu après 12h GMT (13h – heure locale), l’examen des 12 propositions contenues dans le « projet d’accord » élaboré la semaine dernière à Ouagadougou, lors de consultations avec les militaires, les hommes politiques et la société civile du Burkina Faso.

Il a mené ces discussions avec son homologue béninois, Thomas Yayi Boni, de vendredi à dimanche dernier, à Ouagadougou.

Une proposition fortement critiquée 
Le vote d’une loi d’amnistie des auteurs du putsch, le 30 septembre au plus tard, fait partie de ces propositions faites aux protagonistes de la crise.

La suggestion a été fortement critiquée par les hommes politiques et les leaders de la société civile burkinabè.

La tension est forte depuis plusieurs jours, au Burkina Faso, où une unité d’élite de l’armée a renversé le régime de transition mis en en place en novembre 2012.
Trois, voire 10 personnes, ont été tuées dans des violences consécutives au coup d’Etat, selon différentes sources.
La réunion d’Abuja se tient en présence des chefs d’Etat du Nigeria, du Sénégal, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Bénin et du Togo.
Sept autres pays de la CEDEAO sont représentés à un niveau inférieur : Cap-Vert, Gambie, Liberia, Sierra Leone, Guinée, Guinée-Bissau et Mali.
Muhammadu Buhari a présidé la cérémonie d’ouverture du sommet, qui se tient au moment où l’armée du Burkina Faso a enjoint aux militaires putschistes de la garde présidentielle de déposer les armes.
Des soldats loyalistes sont entrés lundi soir dans la capitale, Ouagadougou, sans rencontrer de résistance, tandis que leurs chefs entamaient des discussions sur la reddition du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), auteur du coup d’Etat de mercredi dernier.
A Abuja, Macky Sall et ses pairs vont discuter de la dizaine de propositions du « projet d’accord » élaboré la semaine dernière à Ouagadougou, lors de consultations avec les militaires, les hommes politiques et la société civile burkinabè, à la suite du coup d’Etat survenu jeudi dernier.
Ce « schéma » de sortie de crise préconise le retour au pouvoir du président de la transition entamée en novembre 2014, Michel Kafando, la participation aux prochaines élections de tous les partisans de Blaise Compaoré exclus, et le retrait des militaires du gouvernement burkinabè.
Il propose la tenue, au plus tard le 22 novembre, des élections présidentielle et législatives prévues initialement le 11 octobre.
Le texte préconise aussi « la libération immédiate de toutes les violences » au Burkina Faso et l’ »adoption d’une loi d’amnistie », au plus tard le 30 septembre, en faveur des auteurs du putsch.

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