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Business à l’aéroport de Dakar : le temps des «vaches maigres»

  • Date: 21 août 2015

 Plus rien ne marche : le petit commerce comme le change, la vente de cartes téléphoniques et autres objets d’arts ne font plus vivre le « débrouillard » de marchand ambulant de l’Aéroport de Dakar. En période de vaches maigres, les hommes racontent le calvaire des journées sans revenus. Derrière eux, la belle époque d’un commerce prospère. Rewmi Quotidien est allé à la rencontre des businessmen d’un marché agonisant.

C’est à croire que le temps est sale pour les marchands ambulants de l’aéroport de Dakar. Longtemps connu comme une surface où de jeunes gens pouvaient  se tirer d’affaire par un commerce de divers produits, l’aéroport de Dakar n’attire plus ceux qui viennent y faire fortune. Il était une fois, sur les lieux, les marchands qui s’adonnaient au petit commerce comme le change,  tiraient leur épingle du jeu. Aujourd’hui, la passe est difficile pour Moussa Ndiaye qui fait dans le change. A haute voix, il interpelle les clients en ces termes : « change, dollars, euros ».

Ce mardi sur les lieux, 1 Euro vaut 660 francs Cfa en dépit de toutes fluctuations. Tandis qu’1 dollar s’échange à 490 francs Cfa. Pour 100 Euros changés en francs Cfa d’après Moussa Ndiaye, il y a 800 francs Cfa de bénéfice, soient 3 points  gagnés. Situation difficile pour celui qui change difficilement 400 Euros. Comme Moussa Ndiaye, ils sont encore nombreux à occuper les moindres coins et recoins de l’aéroport pour exercer leur boulot. Des jeunes qui doivent leur survie à la pratique d’un travail qui ne nourrit plus son homme, disent ne pas trouver d’alternative à leur lamentable sort. Malick Sow, désemparé, tient fort ses objets d’arts sculptés génialement à la main d’artiste.

Regard béat, il semble scruter l’horizon d’un lendemain sombre et incertain. La menace selon lui est réelle maintenant. « J’ai remarqué que depuis la fin des travaux d’agrandissement de l’aéroport, le business se porte mal pour nous ». Les barrières érigées circonscrivent un périmètre exclusivement réservés aux passagers. Plus un marchand de quelque article qu’il soit n’y a accès. Mesure à incidences catastrophiques sur le profit des marchands. Du coup, ils perdent le contact qui s’établissait, il ya peu, entre marchands et probables clients qui étaient pourchassés jusque dans le hall de l’aéroport.

A présent, ce contact rompu, Assane Dia vendeur de cartes téléphoniques soupçonne : « Il paraît que les gens disent aux voyageurs de se méfier des marchands qui opèrent ici en leur faisant croire que parmi nous, il y a des individus mal intentionnés ». Thèse loin d’être partagée par Djibril Gueye gérant d’un service de change qui pense que la mesure d’interdire le change informel serait salutaire si elle était réellement prise. Cela dit, fait-il remarquer, l’aéroport de Dakar doit même être jaloux de son prestige et refuser la présence des marchands ambulants dont l’apparence ne rassure point.

Il est vrai que l’aéroport de Dakar pouvait se passer de certains services qui fonctionnent de manière informelle. C’est le cas des services de change dont les guichets sont légalement implantés. S’y ajoute des banques qui assurent un service en continue.

Souleymane Sakho est un bagagiste. Son charriot garé, il chôme ce matin car les avions n’atterrissent pas pour l’instant. Mais il garde l’espoir parce que dit-il, le soir, les compagnies Air France et Brussel Air Line atterriront. Pour une journée dont la bonne marche des affaires est prévue dans la soirée, il spécule déjà sur le gain : « J’ai reçu les confirmations de la part d’un agent du fret aérien. C’est maintenant certain qu’Air France a fait le plein et va atterrir ce soir. Les affaires se porteront bien, on l’espère ce soir ». A l’aide de son charriot, M. Sakho transportera des colis de voyageurs au prix de 100 francs Cfa par voyage. Et parfois, il arrive, confie-t-il, que le passager soit généreux et donne plus qu’il ne devrait à un bagagiste. Ce métier de bagagiste, à la différence des autres tient encore ses promesses.

Du coté de la sécurité de l’Aéroport, il est difficile d’arracher un seul mot sur la nécessité d’éloigner les marchands du hall. A la gendarmerie tout comme à la police, le silence est de mise. Mais à ce rythme où le business fait des misérables à l’aéroport, il est prévisible que certains acteurs quittent les lieux pour ailleurs… où l’horizon est certainement rose.

Salamraky

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