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« Caca » en eau potable: Les précisions Lansana Gagny Sakho

Le Directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho, a effectué une visite à la station de traitement des boues de vidange des Niayes de Pikine. Ce, pour mettre fin à la polémique sur une supposée transformation des «cacas en eau potable au Sénégal»

 Lansana Gagny Sakho, DG de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), n’a pas apprécié les informations selon lesquelles il y aurait des excréments dans l’eau potable. Selon lui, « aucun usage alimentaire direct ou indirect avec l’eau de l’OP n’est envisageable du Sénégal.»

«Il y a eu beaucoup de bruits ces derniers temps concernant ce qu’on appelle communément l’omni-processeur qui est un outil industriel très simple, et qui rentre dans le cadre d’un projet global, l’amélioration de l’accès à l’assainissement pour les populations. Il n’y aura pas une goutte d’eau qui sortira d’ci et qui serait utilisée. Vous pouvez constater vous-même, il n’y aucune usine de fabrication d’eau ici. Amna lo khamni khel warouko nangou », déclare Lansana Gagny, dépité.

Il ajoute : « l’OP est un ensemble qui passe de la collecte des excréments au niveau des ménages jusqu’au rejet dans l’environnement.

A l’en croire, il est très important de comprendre que l’ONAS est dans une phase pilote et va continuer aller beaucoup plus loin avec le même objectif, arriver à permettre aux populations d’avoir accès au système s’assainissement adéquat.

« Notre métier c’est l’assainissement pour tous. Je ne dirai pas que cette histoire est derrière nous, car on va continuer d’informer, mais notre priorité aujourd’hui c’est démarrer la dépollution de la baie de Hann, qui a traversé tous les régimes de ce pays, délocaliser l’hémisphère de Cambèrene, d’ici la fin de l’année. Il permettra de multiplier par 5 la capacité de traitement et connecter beaucoup de quartier de Dakar. Cette nouvelle qui est passée nous interpelle tous, parce qu’elle montre que nous n’avons pas développé des dépenses immunitaires pour protéger les populations sénégalaises contre ces nouvelles-là », dit-il.

 « C’est du terrorisme médiatique »

Pour le Dg de l’ONAS, début aout, on parlait de trafic de sang du Sénégal vers la Gambie, on en parle plus. « Aujourd’hui, ils sont en train de dire que nous donnons de l’eau usée à la population. Plus les échéances électorales vont approcher, plus nous aurons des nouvelles comme ça. Ça ne fait que commencer, mais notre stratégie elle est claire : personne, personne ne peut nous faire sortir de notre feuille de route. Je dis toujours que c’est l’illuminé qui est sortie de nulle part pour dire M., vous donnez de l’eau usée aux gens. Ils appellent ça du terrorisme médiatique et ça fait la boucle. Malheureusement nous sommes dans une course à l’audimat, c’est ça la réalité en fait. On veut avoir le maximum d’auditeurs, mais on laisse quand même tout le monde parler. Ce sont les mêmes qui insultaient les chefs religieux, vous vous souvenez. Je pense que si nous voulons être demain un Etat stable, on doit arriver à développer des systèmes immunitaires pour cette jeunesse que nous voulons protéger, contre ces types d’information ça c’est très dangereux », souligne Lansana Gagny.

Pourquoi nous ne porterons pas  plainte 

« Je ne vais pas porter plainte, ça serait donner de l’importance ce qui ne l’est pas. Ça serait perdre mon temps et je n’ai pas ce temps. Je d’autres choses à faire. Ils vont revenir, vous portez plainte, y en aura 50 qui vont sortir. Notre travail à nous tous c’est arriver à éduquer la population, ce n’est pas une affaire de Macky, mais une affaire de nous tous. Il faut qu’on arrive à développer des défenses immunitaires pour que les jeunes Sénégalais qui écoutent sachent faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Cette machine est ici parce que nous sommes leader en Afrique noire dans le domaine de l’assainissement, aussi bien autonome que collectif. A la fin du mois de septembre, le Ministre Mansour Faye et moi nous irons aller en Inde pour présenter les résultats importants qui ont été faits. C’est le seul pays africain qui a été choisi », dit-il.

Momar Ndao, Président de l’ASCOSEN, de son côté, rassure les consommateurs. « L’objectif est de mettre en place un modèle d’affaire viable pour la production d’énergie à partir des boues de vidange. Dans le contexte sénégalais, cette eau est actuellement utilisée pour l’arrosage de la pelouse autour du site qui accueille l’OP. Dans le futur, l’option est prise de ne l’utiliser que comme eau de process pour la fabrication de produits non alimentaires comme de l’eau distillé utilisée pour le refroidissement des moteurs. Aucun usage alimentaire d’aucune sorte, direct ou indirect, avec l’eau de l’OP, n’est envisageable du Sénégal. L’électricité produite est autoconsommée pour rendre les installations de traitement plus autonomes et permettre ainsi de faire des économies sur la facture énergétique », a-t-il souligné.

Khady Thiam COLY

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