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Caisse d’avance de la ville de Dakar- La défense des percepteurs demande le renvoi des fins de la poursuite

Dans son réquisitoire, vendredi dernier, le parquet avait requis la relaxe pour les deux percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré. Hier, leurs avocats ont abondé dans le même sens, arguant que leurs clients n’ont rien à voir dans cette affaire. Ils ont sollicité la relaxe pure et simple.

Après le réquisitoire du parquet, vendredi dernier, les avocats de la défense ont pris la parole, hier, pour tenter de tirer d’affaire leurs clients. Et ce sont les avocats des receveurs-percepteurs qui ont commencé les premiers. C’est pour dire que Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré n’ont rien à voir dans cette affaire et qu’ils doivent être renvoyés des fins de la poursuite. La preuve, disent-ils, le parquet l’ayant aussi compris a requis la relaxe pour les deux comptables de l’Etat, chargés à la mairie de décaisser les fonds qui auraient été détournés. En effet, Me Ousseynou Mbow a déclaré : « mes clients n’ont rien à faire devant ce tribunal. Ces deux fonctionnaires n’ont rien fait d’illégal. Ils n’ont fait que leur travail ». Selon la robe noire, ses clients se sont retrouvés comme un cheveu sur la soupe dans cette affaire. Pour étayer ses propos, il dira que les percepteurs Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré ont été impliqués dans une véritable association de malfaiteurs alors que ce ne sont pas des délinquants. Pour mémoire, les susnommés sont accusés d’être au courant de l’existence du mécanisme qui permettait de décaisser chaque mois 30 millions de francs pour alimenter la caisse d’avance. Pour l’accusation, ces mécanismes sont basés sur de fausses factures. Cependant, la robe noire a tenu à rappeler au tribunal que ses clients n’étaient au courant de rien. « En 2012, monsieur Bocoum avait d’ailleurs écrit au maire pour lui rappeler que les fonds politiques n’existent pas à la mairie. Monsieur le Président, votre juridiction est là pour établir la vérité des faits, remettre chacun à sa place. Toutes ces accusations ne reposent sur aucun fondement. Ces deux hommes, représentants de l’Etat, sont les seules victimes de ce procès », a-t-il encore dit.

« Il n’y a rien qu’on puisse imputer à nos clients »

Pour sa part, Me Moussa Sarr est revenu sur les 3 charges retenues  contre les deux percepteurs. Il s’agit de l’association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et complicité de détournement de deniers publics et. « Personne n’a eu à dire avoir remis une seule fois le moindre sou à mes clients. Sur les 720 pages que compte de rapport de l’Ige, aucun grief n’a été articulé contre eux. Si la nullité du réquisitoire introductif devait profiter à quelqu’un, cela devrait l’être pour nous. Nous, nous n’avons en principe rien à faire dans ce procès », a-t-il souligné. S’agissant de la complicité, l’avocat a soutenu : « on ne peut pas nous dire à quel moment nous avons aidé ou assisté à la commission de ces infractions. Il n’y a pas usage de fausse qualité ni de faux nom. Si manœuvre frauduleuse il y en a, c’est à la confection de ces documents. Sur ces prétendus faux documents, nous n’intervenons en aucun moment. S’il y a faux, nous n’avons participé à aucune phase ». Il ajoute : « nous ne sommes pas de l’administration communale. C’est des documents signés à l’intérieur de l’administration communale. S’il y a détournement de deniers publics, nous n’en sommes pas comptables non plus. Les comptables publics ne sont ni juges ni soumis.  Il n’y a rien qu’on puisse imputer à nos clients pour dire qu’ils savaient que c’étaient des fonds politiques. Rien ne peut être articulé contre nos clients ». Toutefois, les avocats ont soutenu que leurs clients doivent être renvoyés de la poursuite.

Cheikh Moussa SARR

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