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Camp du Oui au référendum : Après la victoire, les craintes

  • Date: 25 mars 2016

Après la victoire, l’heure est au bilan. Le camp du Non a listé les « manquements » et rejeté les résultats. Pendant ce temps, celui du Oui continue à savourer une victoire aux allures d’un test réussi à une fausse présidentielle-bis. Le président Sall savait qu’il allait mesurer son vrai poids politique en s’engageant dans la voie d’un référendum pour des réformes importantes certes, mais que le peuple a mal comprises.

Certes, le test a été réussi, en apparence, mais, du côté du pouvoir, des appréhensions subsistent. Le premier a trait au taux important d’abstention et le second, la sanction de l’électorat mouride qui semble, malgré tous les efforts, avoir tourné le dos au président de la République.

S’agissant du taux d’abstention, il n’est pas exagéré de dire que c’est pratiquement le même pourcentage qui l’avait porté au pouvoir qui s’est abstenu pour ce référendum. Ils ont été plus de 60%, en effet, à n’avoir pas répondu à l’appel du président Sall et à celui de l’opposition. Ce chiffre, assez élevé, donne à réfléchir pour les tenants du régime surtout qui, certes jubilent en public, mais  savent, en privé, qu’il faut savoir raison garder. Car, le test de popularité du président Sall ne saurait être réussi que si un pourcentage important d’électeurs s’était déplacé pour aller voter. Ce qui a été loin d’être le cas. Le pouvoir sait alors que les Sénégalais n’ont pas dit leur dernier mot. Mieux, ils lui cachent leur véritable sentiment. L’abstention observée par cette majorité d’électeurs est un silence qu’il est difficile d’interpréter. Il signifie dans tous les cas que le référendum ne les intéresse pas au même titre que les législatives et la présidentielle. Elle a, alors des allures de boycott. Cependant, cela ne veut nullement dire pour qui ils vont voter. Du coup, au lieu de pavoiser, le pouvoir devrait plutôt s’atteler à s’attaquer aux problèmes de fond des Sénégalais qui ont clairement signifié qu’ils ont d’autres priorités.

Ainsi, les électeurs ont su garder secret leurs intentions de vote futures en refusant de jouer le jeu du pouvoir et de l’opposition en rejetant le test. Cela a le mérite de remettre les pendules à l’heure en faisant prendre conscience aux hommes politiques qu’ils peuvent avoir l’assentiment du grand nombre ou leur réprobation en fonction du bilan qui sera fait d’ici là. Il va de soi alors que ce référendum est loin d’avoir été un baromètre de popularité et un gage de victoire prochaine pour le pouvoir.

Attitude active de défiance de Touba

Et ceci est d’autant plus vrai que le Non de Touba et environs a largement refroidi les ardeurs du camp du Oui. Tout ne peut pas être mis sur le dos de Moustapha Cissé Lô même s’il y a contribué largement par ses sorties et son comportement. La réalité est plus profonde. Elle mérite alors d’être analysée en profondeur par la classe politique surtout par le régime dont les opérations de charme n’ont pas encore eu les résultats escomptés. Plus que ceux qui se sont abstenus, Touba a adopté une attitude active de défiance. Elle a démontré qu’elle attend plus que des réalisations, des appuis de toutes sortes. Elle a peut-être besoin de plus de considération, d’un lien plus affectif et moyen diplomatique avec la présidence… Qui sait ?

En tout cas, du côté du camp du Oui, tout a été tenté pour pousser les électeurs à aller voter et à récolter le vote des cités religieuses. Or, sur ces deux plans, l’échec a été cuisant du moins pour ce qui concerne Touba malgré les déclarations du porte-parole du Khalife qui avaient des parfums de « ndigeul ».

Du côté du camp du Oui, la victoire a un gout d’inachevé. Les apéristes et leurs alliés savent que le chemin est encore long pour gagner les batailles électorales futures, plus décisives. Alors, ils ont intérêt à s’y plancher étant entendu que l’opposition est loin d’avoir dit son dernier mot.

D’autant que la victoire du Oui n’a fait qu’exacerber les contradictions internes dans le parti du président qui continue à accueillir de vieilles carcasses difficilement recyclables de la classe politique par une transhumance bien préparée et théorisée.

Assane Samb

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