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Campagne de commercialisation de l’oignon : Les producteurs n’ont jamais atteint le prix conseillé

Les producteurs de la vallée n’ont jamais pu atteindre le prix plafond de 160 francs Cfa le kilogramme qui leur a été conseillé. Même si en retour, ils auront réellement bénéficié de marges rémunératrices.

Source : Walf Fadjri
La campagne de commercialisation de l’oignon local tire à sa fin au niveau de la Vallée du fleuve Sénégal. Seulement le constat qui se dégage est des plus mitigés, constate l’administrateur de l’Agence de régulation des marchés (Arm). Pour Alioune Cissé que nous avons joint par téléphone, les producteurs de la vallée n’ont jamais pu atteindre le prix plafond de 160 francs Cfa le kilogramme qui leur a été conseillé. Même si en retour, confie-t-il, ils auront réellement bénéficié de marges suffisamment rémunératrices. En effet, argumente le directeur de l’observatoire au service des filières agricoles et agro-alimentaires, à partir de 75 francs le kilogramme, il est établi que les producteurs d’oignon s’en sortent bien alors que leurs prix pratiqués n’ont jamais été en deçà de ce niveau, durant la présente campagne. Aussi, a-t-il révélé que le reliquat de production se négocie autour de 6 000 francs par sac, soit 140 à 150 francs le kilogramme dans cette zone.

Au niveau des Niayes, l’arrivée de la variété ‘jaune géant’ – communément appelé Sonsa sur le marché – augure d’un dernier tournant de la campagne de commercialisation dans cette zone. A ce niveau, informe-t-il, les prix producteur s’inscrivent entre 145 et 160 francs le kilogramme. Il demeure entendu que l’imminence de l’hivernage est de nature à précipiter les évacuations vers les centres de consommation. Toute chose qui explique un peu la baisse des stocks observée en zones de production.

Autant d’éléments qui le poussent à révéler que l’oignon est désormais une spéculation rentable car pouvant produire jusqu’à 30 tonnes à l’hectare. Ce qui en fait un élément important dans les stratégies de diversification de la production agricole nationale.

D’autres spéculations ont été également abordées par M. Cissé, notamment le riz. Et pour lui, des décotes de l’ordre de 12 000 à 13 000 francs la tonne ont été observées à la date du 17 juillet 2007 au niveau des importateurs, soit environ 5 % de baisse par rapport aux tendances précédemment relevées.

Sur les autres segments de marché, la répercussion de la baisse pourrait intervenir dans les prochains jours suite à l’arrêté pris et instituant le barème des prix publics plafond du riz brisé importé révèle l’administrateur de l’Arm.

A cette occasion, Alioune Cissé est revenu sur les mesures prises depuis le mois de janvier dernier et susceptibles de favoriser un meilleur écoulement de l’oignon local avec une première mesure qui portait sur la rationalisation depuis le mois de février des importations. Et c’était pour éviter une sur-offre d’oignon sur le marché pendant la période de gel, qu’il a été décidé que les importations soient limitées à 2000 tonnes par mois. Une telle mesure devant permettre durant la période de quatre mois de faire en sorte que la variété importée ne soit pas présente sur le marché.

Par ailleurs, il a rappelé qu’une production record de 70 000 tonnes a été enregistrée dans la vallée pour cette année même si elle demeure insuffisante pour satisfaire le marché national qui a besoin annuel de près de 140 mille tonnes.


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