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Campagne de commercialisation de l’arachide Le prix du kg et la date de démarrage suspendus aux négociations avec l’Etat

Les membres du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) se sont réunis, hier, à Dakar, pour la préparation de la  campagne commerciale 2017-2018  dont  la date et le prix du Kg ne sont  pas encore dévoilés.  

« Je préfère qu’on laisse d’abord la primeur à l’Etat concernant le prix  du kg d’arachide et la date de démarrage de la campagne de  commercialisation », a déclaré Massamba Dioum, président du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia). Il répondait aux questions de la presse, hier à Dakar, à l’issue de leur réunion  sur  le prix et la date du démarrage de la présente compagne de commercialisation de l’arachide. Dans le contexte actuel sur le marché  mondial, M. Dioum a fait savoir « que les coûts ont fléchi et que le prix  tire vers le bas. Il faut qu’on propose à l’Etat de soutenir le paysan. S’il accepte, on pourra donner le prix du kg ». Malgré cette situation, le président Cnia a laissé entendre : « Nous nous attendons à une bonne  campagne  cette année  car  les semences  étaient de bonne  qualité. Nous attendons une excellente production ». D’après lui,  la rencontre  d’hier a permis d’abord de faire une évaluation de la campagne  commerciale  de  l’année passée, mais  aussi  de faire des propositions concrètes  aux membres du CNIA, composés de collecteurs d’arachide, de transporteurs, de transformateurs, de fournisseurs  d’engrais et  de  producteurs de matériels agricoles et une partie des collectivités locales. « Ce sont tous ces membres-là qui se sont réunies pour faire l’évaluation de l’année passée pour identifier les manquements et  apporter des corrections pour un bon déroulement de la présente édition », a expliqué M. Dioum. A l’en croire, ils ont fait des recommandations en demandant à l’Etat, par exemple, de payer très rapidement les factures de fournisseurs du secteur de la campagne  agricole parce qu’ils en ont  besoins pour payer la banque et pouvoir prétendre au renouvellement du financement. Parce que, dit-il, le nerf  de la guerre pour la commercialisation, c’est l’argent. Selon lui, il faut qu’il y ait des financements conséquents, non seulement de la part des huiliers, mais aussi des intermédiaires que sont les opérateurs.  C’est eux qui vont directement vers les paysans avec leur argent  pour acheter.

Zachari BADJI

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