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CAN 2017- Le Maroc plutôt que l’Algérie

L’Algérie ne devrait « à priori » pas venir à la rescousse de la Confédération africaine de football (CAF) pour organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2017 au cas où elle devait être retirée au pays organisateur, le Gabon, menacé de rentrer dans un cycle de troubles politiques. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, a laissé entendre que l’Algérie n’était pas prête à accueillir la CAN 2017 à la place du Gabon, en proie à une grave crise politique.

La candidature de l’Algérie pour l’organisation de cette compétition (14 janvier-05 février), 27 ans après l’édition de 1990, a été battue par celle du Gabon lors d’un vote secret du bureau exécutif de la CAF au Caire en avril 2015. La CAF pourrait donc « naturellement » se retourner vers Alger en cas de détérioration de la situation à Libreville dans les prochaines semaines. Mais  Cette idée n’est pas à l’ordre du jour »,  a prévenu le ministre algérien des Sports lors d’une visite à Mostaganem.  ‘’Si les organisateurs nous font cette demande, la question sera posée au gouvernement et c’est au Président de la République de prendre la décision adéquate. Si on demandait à l’Algérie d’abriter ce rendez-vous continental, un grand travail doit être effectué en coordination de la fédération algérienne de football », a affirmé El Hadi Ould Ali. L’Algérie considérée à l’époque comme favorite à l’organisation de la CAN 2017, a vu sa candidature échouer au profit de celle du Gabon finalement retenu par le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) en avril 2015. Un échec qui a été mal vécu en Algérie à l’époque et si l’on en croit le ministre de sports algérien, si la CAF demande à son pays de prendre le relais, ‘’un grand travail doit être fait en coordination avec la Fédération algérien’’. Pour la CAN 2015, la CAF s’était rabattue sur la Guinée Equatoriale après la décision du Maroc de faire reporter la compétition sur son sol pour cause d’Ebola. En attendant, le patron du sport algérien a appelé ses compatriotes à ‘’se mobiliser autour de la sélection nationale et à réunir toutes les conditions d’une bonne préparation des rendez-vous de la CAN 2017 et des éliminatoires de la Coupe du monde 2018’’. Les Fennecs d’Algérie, leaders du classement FIFA pour la zone Afrique, ont remporté le groupe J des éliminatoires de la CAN 2017 avec cinq victoires et un nul.

 La CAF obligée d’entrevoir un plan B

La première option de la CAF est bien sûr de maintenir l’organisation de la compétition au Gabon. Le directeur des médias et porte-parole de la Confédération africaine de football (CAF), Junior Binyam, a déjà déclaré qu’il n’y’ avait « aucun changement » au sujet de l’organisation de la CAN 2017 « . Dans l’état actuel des choses, le calendrier communiqué par la CAF est maintenu, il n’y a pas de souci à se faire. Il a ajouté, toutefois, que la CAF « suivait la situation au Gabon » admettant implicitement qu’elle devait tout envisager, y compris un plan B. Il a rappelé notamment que la réunion annuelle de toutes les instances de la confédération se tiendrait au Caire entre le 21 et le 27 septembre prochain. Manière de dire qu’elle peut décider d’ici là, en toute connaissance de cause, si elle doit arbitrer différemment le risque éventuel de maintenir la tenue du tournoi final sur les 5 sites prévus au Gabon à partir du 14 janvier.

Le Maroc a tout pour lui et tout contre lui

Le Maroc n’a pas de souci avec ses stades. Il en au moins quatre aux normes de la FIFA. Et un comité d’organisation avorté, prêt à fonctionner de nouveau. Mais il traine comme un gros boulet son désistement en automne 2014 pour l’organisation de la CAN 2015 « préventivement contre le risque Ebola ». Un renoncement, qui lui avait valu des sanctions financières et sportives par la CAF. Mais passé le moment de colère des responsables du football africain, le Maroc est revenu en grâce et son équipe nationale a été la première à se qualifier pour la CAN 2017, après avoir été exclue de cette compétition pour deux éditions. Ce recours au Maroc, serait choquant pour de nombreuses fédérations continentales aussi fraichement après l’affaire Ebola. Mais la CAF peut rapidement se retrouver devant un seul plan B : le Maroc. C’est sans doute pour cela qu’elle privilégiera le plan A le plus longtemps possible. Surtout si les chances d’accalmie grandissent au fil des semaines au Gabon.

Georges Emmanuel Ndiaye

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