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Cancer du col de l’utérus- 63 élèves de Memba vaccinées pour la prévention de la maladie

L’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef) était hier à l’école d’excellence la Maison d’Education Mariama Ba de Gorée (MEMBA), pour la deuxième phase de vaccination de la prévention du cancer du col de l’utérus. Elles sont au totale 63 jeunes filles, âgées de 14 ans au plus, à avoir bénéficié du vaccin.

« L’activité d’aujourd’hui consiste à soutenir l’école d’excellence qu’est la Maison d’Education Mariama Ba de Gorée, par rapport aux performances pédagogiques. Ce soutien porte sur la prévention du cancer du col de l’utérus chez les filles et les femmes. A un certain moment, on avait un lot de vaccins avec lequel on pouvait les accompagner et prendre une frange p de ces jeunes filles qu’on allait vacciner en deux phases », a déclaré Alioune Badara Diouf, chargé information, éducation, communication (Iec) et des activités communautaires de base à Asbef. Il précise que c’était la deuxième phase, après la première au mois d’Avril dernier. Et qu’il faut être âgé entre 9 et 14 ans pour pouvoir bénéficier de cette prévention.

Selon lui, l’école Mariama Ba n’est pas un choix fortuit parce que c’est une école d’excellence. Il y en a des élèves avec de bons niveaux mais dont les parents n’ont pas les moyens. C’est pour cela qu’on a pensé que ces filles méritent d’être soutenues et qu’elles puissent devenir demain des cadres dans l’administration sénégalaise. C’est la raison pour laquelle nous avons porté notre choix sur la Maison d’Education  Mariama Ba.

Ainsi, Alioune Badara Diouf de révéler que l’association était en phase d’essai mais, au courant de l’année 2018, avec l’aide de leurs partenaires, elle compte accompagner d’autres structures qui sont dans le besoin. Car, le vaccin coûte cher et il faut le prendre pour deux phases au moins. Au-delà de cette tranche d’âge, il faut nécessairement prendre trois doses. Et concernant la question de la tranche d’âge, il précise que c’est dû à un respect du protocole de la médecine par rapport à tous les soins.

Toutefois, M. Diouf d’expliquer que ce vaccin prévient contre le cancer du col de l’utérus chez la femme. Cependant, il n’est pas à 100% assuré, mais que c’est sûr qu’il l’est à 97%. Après que la fille a pris ce vaccin, si elle commence à être sexuellement active, elle est tenue à faire des consultations pour le cancer du col. « Mais on a bon espoir que beaucoup de fille ont la chance avec ce vaccin d’être immunisées. L’Etat nous aide du point de vu de l’exonération de nos produits. On ne peut pas être en porte à faux avec notre tutelle, mais on trouve des partenaires ailleurs pour développer et aider à parfaire la santé des populations », a-t-il laissé entendre.

Concernant le choix du cancer du col de l’utérus, c’est parce que l’association a constaté qu’aujourd’hui, il fait des ravages dans le monde entier. C’est presque 80 millions de femmes qui meurent. C’est une maladie différemment guérissable et il est préférable de prendre en amont le vaccin pour diminuer sa propagation. Ceci aiderait à ce que les femmes puissent mieux encadrer leur famille, accompagner les enfants. C’est une chose importante que d’avoir la femme dans la maison. Cependant, si elles ne sont pas accompagnées, elles sont très tôt exposées à ces formes de maladies, comme le cancer du col de l’utérus.

Safietou Dia, 13 ans et élève en classe de 5ème, de montrer sa satisfaction d’avoir bénéficié du vaccin préventif. « Je me félicite vraiment de faire partie des bénéficiaires de ce vaccin qui pourra m’aider à la prévention de la maladie du cancer de l’utérus. C’est bien de vouloir nous protéger contre cette maladie qui ravage des milliers de femmes chaque année », a-t-elle exprimé. Et ajoute qu’elle ignorait cette maladie mais a pu en avoir une idée à cause de cette structure et cela lui permettra d’y prêter vraiment attention, afin de mieux se protéger à l’avenir.

« On fait appel aux autorités pour qu’elles aident ces bonnes volontés parce qu’on sait que ce vaccin n’est pas abordable pour toutes. Il coute 18 000 Fcfa et en deux passages, cela qui revient à 36000 Fcfa. Et si on n’a pas les moyens, ça devient impossible. Et en plus de ces activités, il ne faut pas qu’on s’arrête seulement à la célébration de la journée mondiale du cancer où on fait des dépistages et autres pour la prévention du cancer de l’utérus. D’après ce dont j’ai entendu parler, c’est une maladie qui mérite un combat collectif », réplique Adja Dieynaba Touré, 11 ans et en classe de 6ème

Khady Thiam COLY

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