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Cancer du col de l’utérus Les femmes entre ignorance et négligence

Le cancer du col de l’utérus continue de faire des ravages chez la gent féminine – Il se positionne comme le premier cancer chez la femme, au Sénégal

Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, autrement dit sur le tissu qui le recouvre. Plus précisément, elle prend naissance dans la première couche de la muqueuse qui porte le nom d’épithélium. Cette maladie très sournoise se développement et touche beaucoup de femmes.

Seulement, beaucoup d’entre-elles n’arrivent dans les structures de santé que tardivement, quand la maladie s’est déjà développée. Des femmes interrogées sur la prise en charge de leur santé sont partagées entre ignorance et négligence.

Pour cette dame trouvée dans une structure de santé des HLM, le cancer du col de l’utérus, c’est du nouveau. «Je fais mes visites pré et post-natales et c’est fini. Je n’ai jamais fait de dépistage du  cancer du col de l’utérus.  Je  ne connais même pas cette maladie», a-t-elle fait savoir. Cette dernière, la trentaine révolue, se réfère à la prescription de son soignant. «Je ne suis pas malade, je ne ressens rien au niveau de mes parties génitales. Donc je n’éprouve pas le besoin d’aller en faire (dépistage). Et autre chose, il y a la sage-femme  qui est là, si rien ne va, elle va me référer dans un autre hôpital. Et, comme elle ne dit rien, je crois que je me porte bien», a-t-elle conclu.

Comme cette dame, beaucoup de ses paires se trouvent dans cette situation. Le manque de communication entre le personnel soignant et les malades est une des causes de cette ignorance. Des femmes, durant toute leur vie, n’ont jamais été orientées pour faire le frottis afin de connaitre l’état de leur col. Mariètou Diallo, une dame habitant les HLM témoigne: «j’ai fait quatre enfants. Ils sont devenus des adultes. Mais, au cours de mes consultations, en aucun moment les sages-femmes ne m’ont demandé d’aller faire le dépistage. Certes, ces dernières années, on parle de dépistage du cancer de col de l’utérus, du sein, mais je pense que c’est le personnel soignant très proche de la population qui doit porter le combat et faire de telle sorte que celles qui ont les moyens puissent aller faire le frottis. Aux moins nantis d’attendre les campagnes gratuites pour aller le faire. Car il y va de notre santé», a-t-elle fait comprendre.

Dans les hôpitaux, le coût de la prise en charge du dépistage du col de l’utérus, appelé frottis, est très élevé. Il faut débourser 10 à15 mille pour le faire, à défaut de prise en charge. Un coût qui décourage et qui amène certaines femmes à se barricader sur leur sort. «La prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, n’est pas à la portée des petites bourses. C’est très cher et ça n’encourage pas», a avancé Juliette Sarr, une autre dame du quartier des HLM. Et de poursuivre: «le besoin est tellement important que quand on organise des séances de dépistage (gratuit), les femmes répondent massivement. Je pense qu’il faut augmenter l’offre pour permettre à toutes les femmes de tout âge d’en bénéficier pendant les campagnes gratuites et profiter de ces moments pour faire passer des messages».

Rappelons que le col de l’utérus fait partie de l’appareil de reproduction féminine. C’est la partie inférieure étroite de l’utérus aussi appelé matrice. Il s’agit du passage reliant l’utérus au vagin.

Sud quotidien

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